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Wifredo Lam
Description
- Judío (Indio con el búho)
- huile sur toile de jute
- 44 1/2 x 36 in.
Provenance
Puis par descendance au propriétaire actuel
Exhibited
Madrid, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Wifredo Lam, 2016, reproduit dans le catalogue p. 46
Literature
Lou Laurin-Lam, Wifredo Lam, Catalogue raisonné of the Painted Work, vol. I, Lausanne, 1996, no. 25.03, reproduit p. 219
Condition
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Catalogue Note
En 1925, avec l’avènement a Cuba du général Machado, Lam perd sa bourse et connait alors une période de grandes difficultés financières. Il survit difficilement en réalisant des portraits académiques de l’aristocratie espagnole que Sotomayor lui a permis de rencontrer. Emue par la misère qu’il affronte, la mère de son ami Fernando Rodriguez Munoz l’invite à venir passer l’été 1925 dans leur demeure de Cuenca, petite ville médiévale située au sud-est de Madrid. Dès son arrivée, Lam commence à peindre une série de quatre tableaux pour la famille Munoz sur de la toile de récupération trouvée dans le village, tous peints en 1925 : le présent tableau, Judio, Sol, Mujeres et El cuerno de la abundancia. Peint dans des grands formats et dans des couleurs extrêmement chatoyantes, ces œuvres révèlent l’influence indéniable d’artistes tels que Anglada Camarasa mais également du mouvement de l’Art Déco naissant. Dans Judio (Indio con el buho) s’ajoute l’inspiration des contes orientaux et des ballets russes, ainsi qu’en attestent la préciosité et l’exubérance des détails dépeints. Témoignage d’une amitié fidèle entre Wifredo Lam et Fernando Rodriguez Munoz, ces quatre tableaux sont toujours restes dans la famille de ce dernier depuis lors.
Cet été 1925 est particulièrement important pour Lam. Ayant quitté la maison des Munoz, il s’installe dans un petit atelier de Cuenca avec un peintre catalan, Jaume Serra Aleu, et cette nouvelle vie est source puissante d’inspiration : la beauté des paysages et la pauvreté des paysans de cette région lui inspirent quelques tableaux superbes et renouvellent son style, annonçant déjà la modernité de ses toiles à venir.