PF1303

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Lot 31
  • 31

Chateaubriand, François-René de

Estimate
6,000 - 8,000 EUR
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Description

  • Chateaubriand, François-René de
  • 24 lettres ou documents dont 9 signées par Chateaubriand et une lettre autographe, incluant deux contrats d'édition. Paris, 1811-1844.
22 pages 1/2 in-4 et 6 pages in-8 oblongues.

Provenance

Mémoires d'outre-tombe, Gallimard, La Pléaide - Catalogue de l'exposition, "Chateaubriand, le voyageur et l'homme politique", à la Bibliothèque Nationale, 1968. 

Catalogue Note

- Contrat pour la publication de la traduction en prose du Paradis Perdu de John Milton par Chateaubriand. Paris, 27 avril 1835, avec apostille autographe "approuvé l’écriture ci-dessus". Selon les termes du contrat, l'édition sera précédée d'une introduction "renfermant un essai sur la littérature anglaise jusqu’à Milton". Le document est également signé par Charles Gosselin et Charles Furne. La cession en est faite pour 36 000 francs. L'ouvrage paraitra en 1836, en deux volumes in-12.

- Contrat pour la publication de la deuxième édition en partie originale de la Vie de Rancé, daté à "Paris, 15 juillet 1844", signé deux fois avec 2 apostilles autographes, signé également par Adolphe Sala. Il est précisé qu’Adolphe Sala est "propriétaire des Mémoires inédites de Monsieur le Vicomte de Chateaubriand". Chateaubriand cède les droits pour la réédition de son ouvrage, paru chez Delloye [co-fondateur de la dite société mais qui a fait faillite en 1839]. A la date du lendemain, il donne quittance d'un premier versement de 5 000 francs,  avec une lettre signée de l’éditeur Sala, adressée à Chateaubriand, accusant réception du manuscrit et détaillant les échéances des versements. 
La première édition fut critiquée pour les libertés de plume que Chateaubriand prit. Il les corrigea dans la deuxième édition, parue la même année.

- Un brouillon autographe de la lettre de Chateaubriand adressée à Mme de Châtillon. Au sujet d'une souscription de mille francs envoyée pour la rédaction d'une Histoire de France, somme qu’il croyait avoir déjà remboursée : "(…) ce qu’il y a de certain, c’est que si j’ai eu le malheur d’oublier le service que vous m’aviez rendu comme j’oublie toujours ceux que j’ai le bonheur de rendre, je n’avais jamais perdu la mémoire de vos bontés (…)". Madame de Châtillon s’était notamment occupée de la demeure de Chateaubriand à La Vallée aux Loups pendant les Cent-Jours. Avec la lettre de rappel de sa créancière, signée "Lannoy Cesse de Bérenger", et le contrat signé par elle le 1er janvier 1812 (2 pages in-8). Le contrat stipule que "M. de Chateaubriand désire consacrer six années de sa vie, consécutive, à des travaux littéraires, sans aucune distraction pour les détails, que les éditions entraineraient (…)".

- Six reconnaissances de dettes signées dont deux autographes, datées "Paris, 24 février 1815" et "25 mai 1816", par lesquelles Chateaubriand s’engage à rembourser des avances faites par l’éditeur Le Normand, notamment pour la publication des Aventures du dernier Abencérage et d’une brochure, Réflexions politiques.

- 10 exemplaires signés du contrat passé entre Chateaubriand et les membres de la société créée pour réunir les 12 000 francs nécessaires à l'écrivain pour écrire, en dix ans, son Histoire de France. Ces contrats ont été établis entre octobre 1811 et avril 1812, signés par Adrien et Mathieu de Montmorency, Emmanuel de Croÿ-Solre, les Montmorency-Luxembourg, Montmorency-Tancarville, Sosthène de La Rochefoucauld, Mme de Béthune, le duc de Rohan-Chabot. Chaque signataire reconnaît, en 1826, par une apostille marginale avoir été remboursé des sommes versées.

- Brouillons de deux lettres de Chateaubriand à MM. Laffitte et Cie, de la main de son secrétaire, datés "Paris, 26 février" et "19 mars 1831" (une page petit in-4 chaque). Après la mise en liquidation de la banque Laffitte, avec deux lettres du liquidateur à lui adressées, 25 et 28 février.

joint : une lettre autographe signée de Mme de Luxembourg, duchesse de Laval, datée le "26 avril 1826", à propos d’un remboursement, et 6 quittances concernant un règlement dû à Chateaubriand entre 1812 et 1814. – 4 pièces manuscrites concernant les comptes de Chateaubriand : liste de ses créanciers, avec montants et adresses.