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Chateaubriand, François-René de
Estimate
20,000 - 30,000 EUR
bidding is closed
Description
- Chateaubriand, François-René de
- Deux contrats avec apostilles autographes, signés également par Louis Delloye pour le premier et par Adolphe Sala pour le second. Paris, 22 mars 1836, et Paris, 3 juin 1843.
6 et 4 pages in-folio, paraphées par les signataires, sous chemise manuscrites.
joint : un manuscrit autographe, signé par l’avocat Mandaroux-Vertamy, "Consultation pour Monsieur le vicomte de Chateaubriand" au sujet de la potentielle publication des Mémoires en feuilletons du vivant de l’auteur, et qui conclut au droit de Chateaubriand de s’y opposer (10 pages in-folio). Avec la copie d’une lettre de Chateaubriand se plaignant des spéculations mercantiles faites autour de son œuvre, et craignant que ses travaux ne soient détaillés et distribués comme "les crêpes en feuille de chou, vendues sur le Pont Neuf".
joint : un manuscrit autographe, signé par l’avocat Mandaroux-Vertamy, "Consultation pour Monsieur le vicomte de Chateaubriand" au sujet de la potentielle publication des Mémoires en feuilletons du vivant de l’auteur, et qui conclut au droit de Chateaubriand de s’y opposer (10 pages in-folio). Avec la copie d’une lettre de Chateaubriand se plaignant des spéculations mercantiles faites autour de son œuvre, et craignant que ses travaux ne soient détaillés et distribués comme "les crêpes en feuille de chou, vendues sur le Pont Neuf".
Literature
Catalogue de l'exposition, "Chateaubriand, le voyageur et l'homme politique", à la Bibliothèque Nationale, 1968, n° 643.
Catalogue Note
Chateaubriand cède la propriété littéraire de ses Mémoires à Delloye, mais aussi de son livre en préparation sur la guerre d’Espagne de 1823, des autres ouvrages qu'il pourrait écrire ainsi que tous ceux "qui se trouveraient composés, soit en entier, soit en partie lors de son décès, et qui seraient de nature à être publiés". Le prix de ce traité est fixé à 156 000 frs, payables en une rente annuelle de 12 000 francs jusqu’à livraison de l’ouvrage sur la guerre d’Espagne, puis d'une rente de 25 000 après cette date, rente qui sera reversée à sa veuve après le décès de Chateaubriand. Le prix pour les autres ouvrages sera fixé d’un commun accord entre les deux parties, mais sans pouvoir excéder 20 000 francs par volume de 25 feuilles minimum.
Quant au manuscrit des Mémoires, qui se compose en 1836 de 18 cahiers pour une matière d’environ 10 volumes in-8, une copie a été scellée devant témoins et un second exemplaire devra être remis à M. Delloye, Chateaubriand gardant le droit d’apporter les modifications qu’il souhaite à ses manuscrits. A l’exception de son Essai sur la poésie anglaise et sa traduction du Paradis perdu de Milton, déjà promis à Gosselin (voir lot suivant), Chateaubriand accorde donc l’exclusivité de toute sa production à l'éditeur Delloye. Ont également signés, comme témoins, Hyde de Neuville, le duc de Lévis, Saint-Priest, le banquier Jauge, le notaire Bouju et Hyacinthe Pilorge.
Pour pouvoir supporter la charge financière de ce contrat, Delloye créa une société en participation, en co-gérance avec Adolphe Sala. En 1838, Chateaubriand livra son Congrès de Vérone, mais en deux volumes seulement alors que quatre étaient attendus, et après la faillite de Delloye, Sala, resté seul gérant de sa société, conclut un autre contrat avec l’auteur.
En 1843, il est donc décidé qu'il n’y aura plus qu’une seule rente, payable par trimestre, portée à 16 000 francs. Mais Chateaubriand s’engage à ne poursuivre la société de Sala que si le retard de paiement excède quatre trimestres. Ce contrat, outre les signatures de l’écrivain et de l’éditeur, montre celle de la vicomtesse de Chateaubriand. La publication sera finalement financée par une souscription.
Quant au manuscrit des Mémoires, qui se compose en 1836 de 18 cahiers pour une matière d’environ 10 volumes in-8, une copie a été scellée devant témoins et un second exemplaire devra être remis à M. Delloye, Chateaubriand gardant le droit d’apporter les modifications qu’il souhaite à ses manuscrits. A l’exception de son Essai sur la poésie anglaise et sa traduction du Paradis perdu de Milton, déjà promis à Gosselin (voir lot suivant), Chateaubriand accorde donc l’exclusivité de toute sa production à l'éditeur Delloye. Ont également signés, comme témoins, Hyde de Neuville, le duc de Lévis, Saint-Priest, le banquier Jauge, le notaire Bouju et Hyacinthe Pilorge.
Pour pouvoir supporter la charge financière de ce contrat, Delloye créa une société en participation, en co-gérance avec Adolphe Sala. En 1838, Chateaubriand livra son Congrès de Vérone, mais en deux volumes seulement alors que quatre étaient attendus, et après la faillite de Delloye, Sala, resté seul gérant de sa société, conclut un autre contrat avec l’auteur.
En 1843, il est donc décidé qu'il n’y aura plus qu’une seule rente, payable par trimestre, portée à 16 000 francs. Mais Chateaubriand s’engage à ne poursuivre la société de Sala que si le retard de paiement excède quatre trimestres. Ce contrat, outre les signatures de l’écrivain et de l’éditeur, montre celle de la vicomtesse de Chateaubriand. La publication sera finalement financée par une souscription.