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Paire de candélabres aux Enfants en bronze patiné et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1785, les figures d'après les modèles d'Etienne Falconet, les bronzes dorés attribués à François Rémond
Description
- Haut. 90 cm, larg. 40 cm
- Height 35 1/2 in; width 17 2/3 in
Literature
Falconet à Sèvres ou l’art de plaire, catalogue d’exposition, Musée national de Céramique, Sèvres, 6 novembre 2001 - 4 février 2002
O. Meyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. I, p. 201
C. Baulez, Versailles, deux siècles d’histoire de l’art, Paris, 2007
Condition
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Catalogue Note
Les modèles représentés sur ces candélabres ont été réalisés par Falconet. L’Amour menaçant apparait sous les traits de Cupidon ; le marbre a été commandé par Madame de Pompadour en 1755 et exposé au Salon de 1757 : 130, une figure de marbre qui représente un amour ; elle appartient à Madame la marquise de Pompadour. La Nymphe ou la Petite Fille cachant l’arc de l’Amour ou Psyché n’a jamais été réalisé en marbre par Falconet, bien que ce modèle fut cité dans le livret du Salon de 1761. Cette figure fut exécutée comme pendant de l’Amour menaçant, thème en vogue pour les créations du XVIIIe siècle où l’Amour s’empare du cœur des mortels pour les mener à sa guise. Les deux groupes furent largement diffusés en céramique par les manufactures de Sèvres et de Wedgwood, mais aussi en bronze tels qu’ils apparaissent sur nos candélabres.
Le bronzier, François Rémond (1747-1812)
Les figures de Falconet réalisées en biscuit à la manufacture de Sèvres furent reprises en bronze et utilisées en groupes seuls ou pour orner des candélabres. Le nom du fondeur des enfants reste inconnu ; en revanche, le travail réalisé sur les bras de lumière et les bases est attribuable à François Rémond. Cette attribution avancée par C. Baulez et P. Hughes est fondée sur la similitude avec d’autres pièces réalisées par Rémond et en particulier la paire achetée par le comte Stroganoff directement chez le marchand-mercier Dominique Daguerre en 1785 (puis vendue chez Christie’s à New York le 21 juin 2012, lot 1200 et celle conservée à la Wallace collection à Londres, F140-141). Sur le modèle Stroganoff, les bras à larges cannelures torses sont une signature de Rémond. Notre paire de candélabres semble s’inscrire entre le modèle Stroganoff et celui vendu chez Christie’s à New York le 22 mai 2002, lot 469. En effet, on retrouve de nettes réminiscences dans la composition des bras avec des cannelures prononcées et des enroulements de rinceaux, mais la terminaison des bras de lumière prend la forme d’un buste de femme égyptienne, alors qu’il est « à l’antique » sur la paire de New York. Comme il a été précisé, le modèle a été assez largement décliné. Il existe plusieurs variantes de bras de lumière ; les bases quant à elles ont conservé la même forme, seule la variété du marbre diffère parfois d’un modèle à l’autre qui, à cette période, voit communément l’utilisation du rouge griotte ou du bleu turquin. Une paire de candélabres quasiment identique (base en marbre bleu turquin) a été vendue à Paris, Drouot Montaigne, étude Ader, Picard, Tajan, le 22 novembre 1987, lot 214 puis à Londres, vente Sotheby's à Londres, le 13 juin 1997, lot 61.
Sculptor Etienne-Maurice Falconet (1716-91)
The two figures on these candelabra are based on models by Falconet. L’Amour Menaçant has the features of Cupid; a marble version was commissioned by Madame de Pompadour in 1755 and shown at the Salon of 1757, when it was described as a marble figure portraying a cupid; belonging to Madame la Marquise de Pompadour. Falconet did not produce a marble version of The Nymph or Maiden Hiding Cupid’s Bow (sometimes identified as Psyche’s Bow), even though the model was cited in the guide to the Salon of 1761. The figure was made as a pendant to L’Amour Menaçant – a popular subject in the 18th century, with Cupid taking hold of the hearts of mortals and bending them to his will. Both groups were made in large numbers by Sèvres and Wedgwood – and also in bronze, as on our candelabra.
Bronzier François Rémond (1747-1812)
Falconet’s figures, modelled in biscuit by the Manufacture de Sèvres, were reproduced in bronze, either as individual compositions, or to adorn candelabra. Although the fondeur for the figures is unknown, C. Baulez & P. Hughes have attributed the branches and plinths to François Rémond, due to their similarity with other pieces by Rémond – notably a pair of candelabra acquired by Comte Stroganoff from the marchand-mercier Dominique Daguerre around 1785 (sold at Christie’s New York on 21 June 2012, lot 1200); and a pair in the Wallace Collection in London (F140-141). The branches on the Stroganoff candelabra, with their broad spiral fluting, are typical of Rémond. Our pair of candelabra apparently date from between the Stroganoff pair and those sold at Christie’s New York on 22 May 2002 (lot 469): there are close similarities between the arrangement of the branches and the pronounced fluting and scrolling, although the branches on our candelabra end in Egyptian busts, whereas those on the pair sold in New York end in Classical busts.
As mentioned, this was a popular design, sometimes produced with variations to the arrangement of the branch, but with the plinths invariably retaining the same form – although the type of marble used could vary, with griotte red and bleu turquin the most common. A pair of almost identical candelabra (with bleu turquin plinths) were sold by Ader-Picard-Tajan in Paris (Drouot Montaigne) on 22 November 1987 (lot 214).