- 194
Vase Médicis en albâtre peint, travail italien du début du XIXe siècle
Estimate
50,000 - 80,000 EUR
bidding is closed
Description
- Haut. 53 cm
- Height 20 3/4 in
à décor peint en vermillon ombré de noir, le fût richement décoré de godrons et de deux frises de palmettes encadrant les douze signes du Zodiaque, les anses ornées de masques de théâtre antiques, le piédouche orné d'une bague reposant sur une base carrée
Provenance
Très probablement Jean Toussaint Arrighi de Casanova, duc de Padoue, général de cavalerie et aide de camp de Napoléon Ier
Catalogue Note
Tous ces ornements peints en trompe-l'oeil sont directement inspirés de vases antiques, la plupart exécutés en marbre, que Jean-Baptiste Piranèse (1720-1778) a documentés avec exactitude. De nombreuses gravures de grand format en ont été tirées par le maître lui-même, notamment dans l'ouvrage intitulé "Statues antiques, vases et bustes" riche de 350 planches. La diffusion de l'intégralité de ces estampes reliées en séries et regroupant près de 1700 planches au total, entièrement consacrées aux antiquités grecques, étrusques et romaines, a permis de faire connaître à toute l'Europe les beautés des civilisations antiques, contribuant ainsi à l'essor du néoclassicisme.
Une paire de vases couverts de taille inférieure, formant garniture de cheminée, provenant de la collection d'Eugène de Beauharnais et actuellement à l'ambassade d'Allemagne à Paris (hôtel de Beauharnais), présente une matière et une technique de décoration tout à fait similaires. L'artisan-créateur de ces vases, actuellement non identifié, semble avoir connu un certain succès auprès du cercle gravitant autour de la famille impériale.
Il est dès lors naturel de s'interroger sur la raison pour laquelle ces objets suscitent un tel intérêt dans l'entourage de l'Empereur. Le choix du matériau reflète un souci de retour aux sources de l'antiquité: l'albâtre, qu'il provienne d'Asie Mineure, d'Égypte, d'Italie, de Tunisie ou d'Algérie, demeure la plus méditerranéenne des pierres. De plus, le choix des coloris n'est pas sans rappeler les ocres des décorations murales de Pompéi.
Les oeuvres de cet atelier italien matérialisent parfaitement le souvenir du Grand Tour pour les proches de l'Empereur. Ils contrastent fortement dans les intérieurs français avec les bronzes dorés et porcelaines à décors multicolores qui règnent alors en maîtres.
Une paire de vases couverts de taille inférieure, formant garniture de cheminée, provenant de la collection d'Eugène de Beauharnais et actuellement à l'ambassade d'Allemagne à Paris (hôtel de Beauharnais), présente une matière et une technique de décoration tout à fait similaires. L'artisan-créateur de ces vases, actuellement non identifié, semble avoir connu un certain succès auprès du cercle gravitant autour de la famille impériale.
Il est dès lors naturel de s'interroger sur la raison pour laquelle ces objets suscitent un tel intérêt dans l'entourage de l'Empereur. Le choix du matériau reflète un souci de retour aux sources de l'antiquité: l'albâtre, qu'il provienne d'Asie Mineure, d'Égypte, d'Italie, de Tunisie ou d'Algérie, demeure la plus méditerranéenne des pierres. De plus, le choix des coloris n'est pas sans rappeler les ocres des décorations murales de Pompéi.
Les oeuvres de cet atelier italien matérialisent parfaitement le souvenir du Grand Tour pour les proches de l'Empereur. Ils contrastent fortement dans les intérieurs français avec les bronzes dorés et porcelaines à décors multicolores qui règnent alors en maîtres.