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François-Edmé Ricois

A view of the Château de Rosny | Vue du château de Rosny

Auction Closed

December 15, 05:16 PM GMT

Estimate

6,000 - 10,000 EUR

Lot Details

Description

François-Edmé Ricois

1795 - 1881

A view of the Château de Rosny


Oil on canvas

Signed and dated lower left Ricois 182[2?]

49 x 67 cm ; 19¼ by 26⅜ in.

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François-Edmé Ricois

1795 - 1881

Vue du château de Rosny


Huile sur toile

Signé et daté en bas vers la gauche Ricois 182[2?]

49 x 67 cm ; 19¼ by 26⅜ in.

Collection of S.A.R. Madame la duchesse de Berry

Sale Provenant du château de Rosny, Me Bataillard, Paris, 22 February 1836, lot 149 (bought for 210 francs by M. Molinos)

Anonymous sale, Thierry de Maigret S.V.V., Paris, 6 December 2002, lot 94 (titled Vue du château de Montalet)

With Talabardon & Gautier, Paris

Where acquired by Monsieur Hubert Guerrand-Hermès, June 2004

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Collection de S.A.R. Madame la duchesse de Berry

Vente Provenant du château de Rosny, Me Bataillard, Paris, 22 février 1836, lot 149 (acheté 210 francs par M. Molinos)

Vente anonyme, Thierry de Maigret S.V.V., Paris, 6 décembre 2002, lot 94 (sous le titre Vue du château de Montalet)

Galerie Talabardon & Gautier, Paris

Où acquis par Monsieur Hubert Guerrand-Hermès, juin 2004

Paris, Salon de 1822, no. 1091 (titled Vue du château de Rosny, prise du côté de l'arrivée)

Sceaux, Musée de l'Ile-de-France, Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline, duchesse de Berry, April-July 2007, no. 128

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Paris, Salon de 1822, n° 1091 (sous le titre Vue du château de Rosny, prise du côté de l'arrivée)

Sceaux, Musée de l'Ile-de-France, Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline, duchesse de Berry, avril-juillet 2007, n° 128

F. Chevalier de Bonnemaison, La Galerie de Son Altesse Royale Madame la duchesse de Berry. Ecole Française. Peintres Modernes, Paris 1822, tome II, unpaginated (as Louis Ricois)

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F. Chevalier de Bonnemaison, La Galerie de Son Altesse Royale Madame la duchesse de Berry. Ecole Française. Peintres Modernes, Paris, 1822, tome II, non paginé (comme Louis Ricois)

Built at the very end of the sixteenth century for the Duc de Sully, minister to King Henri IV, the Château de Rosny was owned by the Duchesse de Berry from 1818 to 1830. With the help of her architect Joseph-Antoine Froelicher, Marie-Caroline transformed the residence into a centre of culture, hosting artists, musicians, singers, painters and writers. She also dedicated part of the Château to orphans, the poor and the sick; Féréol Chevallier de Bonnemaison describes some of the activities that took place there: ‘here, there is a school for children; there, alms are distributed to the poor, the infirm and the old; elsewhere there is a chapel consecrated as a result of marital love’ (see Bibliography).

The author also underlines the painting’s quality: ‘agreeable in its colour, [it] rather attractively reproduces the site and the various views of luxuriant nature’ [‘d’une couleur agréable, [il] reproduit avec assez de bonheur le site et les aspects variés d’une riche nature’]. The painter does indeed give prominence to the landscape bathed in a warm light, gently undulating and furrowed by the meandering Seine. Two figures in the foreground are taking advantage of the late afternoon calm to stroll in the extensive grounds; in the distance, a horse-drawn carriage animates the wide avenue leading to the Château. The background is dominated by the bell tower of the chapel dedicated by the duchess to her late husband and destined to be the resting place for his heart.

François Edmé Ricois, who had been a pupil of Jean Victor Bertin and Anne Louis Girodet, was at that time a young landscape painter, having made his debut at the Salon three years earlier. Although the date on the present painting is now partially erased, its exhibition at the 1822 Salon means that it can be dated to the very early years of the artist’s career. He exhibited at the Salon until 1880, showing in particular many topographical views of royal and aristocratic buildings, which provide valuable and extremely detailed evidence of residences that are sometimes now destroyed or transformed. It was after the tragic assassination of the Duc de Berry that the duchess summoned Ricois, official painter of châteaux, to record the changes she was introducing at Rosny.

Sold in 2002 as a view of the Château de Montalet, it is thanks to an engraving by Antoine-Pierre Mongin (Musée de l’Ile-de-France, Sceaux, inv. 89.17.16) that the present work can be reidentified as the View of the Château de Rosny, seen from the angle of its approach shown by Ricois in 1822 and sold in 1836 at the time of the Château de Rosny’s sale.

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Construit pour le duc de Sully, ministre du roi Henri IV, à la toute fin du XVIe siècle, le château de Rosny devient la propriété de la duchesse de Berry de 1818 à 1830. Marie-Caroline, avec l’aide de son architecte Joseph-Antoine Froelicher, transforme cet écrin en haut lieu de culture accueillant artistes, musiciens, chanteurs, peintres ou écrivains. Elle dédie également une partie du château aux orphelins, aux pauvres et aux malades ; Féréol Chevallier de Bonnemaison nous décrit une partie des activités qu’il y abrite : « là, c’est une école ouverte à l’enfance ; ici, des secours distribués aux pauvres, aux infirmes, aux vieillards ; ailleurs, c’est une chapelle consacrée par l’amour conjugal » (voir Bibliographie).


L’auteur souligne également la qualité du tableau : « d’une couleur agréable, [il] reproduit avec assez de bonheur le site et les aspects variés d’une riche nature ». Le peintre fait en effet la part belle au paysage baigné d’une chaude lumière, légèrement vallonné et sillonné par les boucles de la Seine. Deux personnages au premier plan profitent de cette fin d’après-midi paisible pour se promener dans le vaste parc ; au loin, une calèche tirée par des chevaux donne vie à une large allée menant au château. En arrière-plan domine le clocher de la chapelle dédiée par la duchesse à son défunt mari, et destinée à accueillir son cœur.


François Edmé Ricois, qui fut l’élève de Jean Victor Bertin et Anne Louis Girodet, est alors un jeune peintre de paysages, ayant débuté au Salon trois ans plus tôt. Bien que la date soit aujourd’hui en partie effacée sur notre tableau, son exposition au Salon de 1822 permet de le situer au tout début de la carrière de l’artiste. Celui-ci y exposera jusqu’en 1880, notamment un grand nombre de vues topographiques de monuments royaux ou aristocratiques, précieux témoignages extrêmement détaillés de résidences parfois aujourd’hui détruites ou transformées. C’est justement après le tragique assassinat du duc de Berry que la duchesse fait appel à Ricois, peintre officiel des châteaux, pour rendre compte des transformations qu’elle a fait opérer à Rosny.


Vendue en 2002 comme une vue du château de Montalet, c’est grâce à la gravure d’Antoine-Pierre Mongin (musée de l’Ile-de-France, Sceaux, inv. 89.17.16) que notre œuvre a pu être ré-identifiée avec la Vue du château de Rosny, prise du côté de l’arrivée exposée par Ricois en 1822 puis vendue en 1836 lors de la vente provenant du château de Rosny.