
Lettre à Jules Janin, Hauteville House 6 mars 1859. Avec une photographie de Hugo en compagnie de ses petits-enfants.
No reserve
Lot Closed
June 27, 12:33 PM GMT
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
Lot Details
Description
Hugo, Victor
Lettre autographe signée à Jules Janin.
Hauteville House 6 mars [1859].
2 pages in-8 (210 x 135 mm), sur un bifeuillet, papier pelure, souscription au verso, trace de cachet. Signée "Victor Hugo".
Longue lettre d’admiration et de remerciements, quelque peu nostalgiques, à l’occasion de la parution des deux derniers volumes de l’Histoire de la littérature dramatique [publiée par Janin en 6 volumes, entre 1853 et 1858].
Avec une photographie du poète en compagnie de ses petits-enfants.
"Je suis dans l’éblouissement. Vos tomes V et VI sont deux merveilles de grâce, de poésie, de lumière, de mélancolie, de joie profonde et honnête, de vie. Oui, cela est vivant. C'est notre passé à tous ; ce sont toutes nos années disparues, toutes nos splendeurs mortes ; et c'est en même temps, grâce à vous, le triomphal rayonnement de tout ce passé dans l'avenir […] Les ponts sont coupés entre vous tous et moi, mais de temps en temps une hirondelle passe, et m'apporte sur ses douces ailes votre poésie, votre amitié, votre souvenir. […] Un livre comme le vôtre est à la fois oiseau et fleur. Il chante et il parfume. […] Et, frère pour moi, vous êtes père pour mon fils. Quel bel et noble article sur sa traduction de Shakespeare [paru dans le Journal des Débats du 24 janvier 1859] : je nous ai revus jeunes, vous et moi, et lui petit. Doux temps envolés ! - ô magicien et tout-puissant évocateur que vous êtes !"
Hugo et Janin s’étaient rencontrés vers 1830 par l’intermédiaire de Louis Bertin, directeur du Journal des Débats, et si leurs rapports ne furent d’abord qu’épisodiques, ils se renforcèrent après l’arrivée au pouvoir de Napoléon III, Jules Janin se faisant alors le défenseur de l’écrivain en exil.
[On joint :]
Lettre autographe signée à un ancien condisciple. Mercredi 26 (1 page in-8 sur un bifeuillet).
Invité à siéger dans une commission. Hugo craint de ne pas être disponible mais assure qu’il fera tout son possible. "Je serais bien charmé de cette occasion de vous serrer la main".
Photographie originale, avec billet autographe signé. Hugo avec ses petits-enfants Georges et Jeanne [vers 1880]. Épreuve sur papier albuminé, format cabinet (129 x 91 mm) contrecollée sur carton au nom de L. Poirel [successeur de Mélandri]. Au verso, onglet de papier bleu in-12 contrecollé, présentant 5 lignes autographes, 25 octobre [1883 ?] : "Mon vaillant confrère, voulez-vous venir dîner avec moi lundi 29. Nous causerons. Vous savez que je suis à vous de tout mon cœur. V.H".
Lettre à Janin : Œuvres complètes, éd. Massin, t. X.
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