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ABRAHAM BRUEGHEL AND STUDIO OF LUCA GIORDANO | PRIMAVERA

Lot Closed

June 30, 03:53 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

ABRAHAM BRUEGHEL AND STUDIO OF LUCA GIORDANO

ANTWERP 1631 - 1690 NAPLES AND NAPLES 1634 - 1705

PRIMAVERA


Oil on canvas 


74,8 x 101,4 cm ; 29 1/2 by 40 in.

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ABRAHAM BRUEGHEL ET ATELIER DE LUCA GIORDANO

ANVERS 1631 - 1690 NAPLES ET NAPLES 1634 - 1705

ALLÉGORIE DU PRINTEMPS


Huile sur toile


74,8 x 101,4 cm ; 29 1/2 by 40 in.


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We are grateful to Dr. Fred Meijer who has confirmed that the still-life in the present painting is by Abraham Brueghel, based on photographs. 


Coming from a long line of artists who made their mark on the history of Flemish painting for nearly two centuries, at a very young age Abraham chose to leave his homeland for Italy. Born in Antwerp in 1631 and taught by his father Jan II, he specialised in still life, like his two brothers. The records kept by his father mention a small still life of flowers that was sold under Abraham’s name as early as 1646.


Jan was keen to ensure the success of his gifted son and encouraged him to go to Italy, with the intention that he should stay there and make his fortune from his art. Abraham very quickly came to the notice of many collectors, including Prince Antonio Ruffo: he became one of the prince’s favourite painters and maintained a correspondence with him for several years. 

For a time, Abraham worked for Ruffo near Messina but then moved to Rome, where he settled for around ten years between 1659 and 1670, with intervals spent in Sicily, before leaving for Naples at the beginning of the 1670s. After deciding to remain in the Neapolitan capital, he practised his art and taught there for the rest of his life. He became the most prominent still life painter, with a style firmly based on the prevalent Baroque. His paintings feature extravagantly exuberant garlands of flowers and fruits, erupting out of imposing baskets and large basins.


The refined quality of the present painting confirms that Abraham Brueghel himself executed part of it. The accuracy of the treatment of the flowers and their quality leave no doubt. As often, Brueghel collaborated with other painters for the figures and the architecture. Among the most regular were Carlo Maratta, Guillaume Courtois and Gaulli, known as Baciccio. A similar work, painted in collaboration with Nicola Vaccaro, was recently offered for sale (Sotheby's New York, 30 January 2020, lot 160). Perhaps in the present case, Vaccaro might be the author of the figures?


The arranging of the flowers dominates the composition, offering the eye a lush and luminous panorama, against which four figures stand out. One of the women, dressed in pink, gracefully detaches herself from the dynamic created by the flowers, into which the other women meld. Although the painting is the result of a collaboration between two artists with different specialities, the composition in almost entirely monopolised by the still life. Abraham was a fervent believer in observation from life: the flowers and fruits depicted here bear witness to the study from nature to which he was committed, blossoming before our eyes with their bright colours and graceful movement.


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Nous remercions le Dr. Fred Meijer d'avoir confirmé le caractère autographe de la nature morte présente dans cette œuvre, de la main d’Abraham Brueghel, sur la base d’une photographie.


Issu d’une véritable lignée de peintres qui aura marqué l’histoire de la peinture flamande sur près de deux siècles, Abraham choisit très jeune de quitter ses terres natales pour celles de l’Italie. Né en 1631 à Anvers, élève de son père Jan II, il se spécialise comme deux de ses frères dans la nature morte. Les registres tenus par le père indiquent une petite nature morte de fleurs vendue sous le nom d’Abraham dès 1646.


Soucieux de la réussite de son fils prodige, Jan le pousse à partir en Italie, à dessein qu’il y reste et y fasse fortune de son art. Très rapidement, Abraham se fait remarquer par de nombreux collectionneurs à l’instar du prince Antonio Ruffo, prince dont il devient l’un des peintres favoris et avec lequel il entretient une correspondance de plusieurs années.


S’il travaille un temps auprès de lui vers Messine, Abraham part à Rome où il s’installe une dizaine d’années entre 1659 et 1670, séjour entrecoupé de périples en Sicile, avant qu’il ne parte pour Naples au début des années 1670.

C’est dans la capitale napolitaine qu’il décide de vivre, pratiquer et enseigner son art jusqu’à la fin de sa vie. Il y devient le chef de file de la nature morte, dont le style s’imprègne résolument du Baroque ambiant. Ainsi peut-on voir dans ses tableaux une redondance, une exubérance de guirlandes de fleurs, de fruits, jaillissant d’imposants paniers et de larges vasques.


La qualité notable de la nature morte présente ici atteste du caractère autographe de cette œuvre, qui revient bien, pour cette partie, à Abraham Brueghel lui-même. La précision dans le traitement des fleurs, la qualité de leur exécution ne laissent guère de doute.


Comme souvent, Brueghel a collaboré, pour les figures et l’architecture, avec un autre peintre. Parmi ses collaborateurs habituels, les noms de Carlo Maratta, Guillaume Courtois ou Gaulli dit il Baciccio reviennent régulièrement. Une œuvre comparable, peinte en collaboration avec Nicola Vaccaro, est d’ailleurs récemment passée en vente (vente Sotheby’s New York, 30 janvier 2020, lot 160). Le nom de Vaccaro pourrait d’ailleurs être retenu pour les figures exécutées ici.


L’amoncellement des fleurs s’empare de la composition, proposant au regard un panorama luxuriant et lumineux sur lequel se détachent quatre figures. L’une d’entre elles, vêtue de rose, s’émancipe délicatement de la dynamique donnée par les fleurs et dans laquelle les autres femmes se fondent. Si le tableau est issu d’une collaboration entre deux peintres aux spécialités dissociées, la composition est presque intégralement accaparée par la nature morte. Fervent partisan de l’observation sur le vif, les fleurs et autres fruits présentés ici témoignent des études d’après-nature auxquelles le peintre était attaché. C’est en couleurs vives et en dynamiques gracieuses qu’elles s’épanouissent devant nous.