
The Roadmender | Le cantonnier
Auction Closed
June 19, 03:36 PM GMT
Estimate
5,000 - 7,000 EUR
Lot Details
Description
Jean-François Raffaëlli
Paris 1850 - 1924
The Roadmender
Oil on panel
Signed lower right JF RAFFAËLLI
24,3 x 14,7 cm ; 9⅝ by 5¾ in.
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Jean-François Raffaëlli
Paris 1850 - 1924
Le cantonnier
Huile sur panneau
Signé en bas à droite JF RAFFAËLLI
24,3 x 14,7 cm ; 9⅝ by 5¾ in.
Private collection, France.
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Collection particulière, France.
We are grateful to Brame & Lorenceau for having confirmed the authenticity of the work after first-hand inspection. It will be included in their forthcoming digital catalogue on Jean-François Raffaëlli.
A certificate will be delivered to the buyer.
Jean-François Raffaëlli was a distinctive artist in the late nineteenth century, acclaimed in his lifetime by the Salon’s art critics. A pupil of Jean-Léon Gérôme, in his early career his subjects were fêtes galantes, but in 1877 he showed at the Salon a portrait of The family of Jean-le-Boiteux, peasants of Plougasnou-Finistère, now in the Musée d’Orsay (inv. no. LUX 730). This was admired for its creativity and originality by the celebrated critic Edmond Duranty. It was around this time that Raffaëlli met Edgar Degas, with whom he shared a passion for drawing and who became his supporter. Degas encouraged him to take part in the Impressionist exhibitions of 1880 and 1881, which marked the end of the movement.
In 1879, Raffaëlli left Paris and moved to the Asnières suburbs where he lived until 1892. These working-class outskirts of Paris, at that time very bleak, became the background to his paintings, while its inhabitants became his new subjects. Raffaëlli was inspired to paint his neighbours, like the road mender in this painting: retired labourers, rag and bone men, beggars, tramps, absinthe drinkers and ordinary workers were the subject of most of his paintings executed in the 1880s. Raffaëlli’s ambition was to reveal what he defined as the distinctive quality of human beings: their character. He developed a complex theory, ‘characterism’, which he described as follows: ‘character is the physiological and psychological constitution of human beings; character is man’s distinctive feature’ (Jean François Raffaëlli, ‘Étude des mouvements de l'art moderne et du beau caractériste’, Catalogue illustré des œuvres de J.F. Raffaëlli exposées 28 bis, Avenue de l'Opéra, Paris, 1884, p. 27). Several of his portraits illustrate the Types de Paris (1889), a collection of stories written by the realist and naturalist writers of Paris who were famous at that time. The present painting probably dates to this period, a time when Raffaëlli was working on one of his masterpieces, Bonhomme venant de peindre sa barrière [The man who just painted his gate], which he showed at the Impressionist exhibition of 1881; it was sold at Sotheby’s, New York on 9 May 2014 (lot 18) for 1,500,000 dollars.
This portrait is a fine example of the artist’s ambition to describe his subject’s character. In barely recognizable surroundings, the striking figure of an elderly man holding his broom poses in front of a wheelbarrow, wearing a cap and a heavy coat. The gravity of the man’s expression and his weathered face testify to his difficult life and tell us more about who he is than any amount of words.
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Nous remercions Brame & Lorenceau d'avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre, après un examen de visu. Le tableau sera inclus dans le catalogue critique informatisé de l'artiste actuellement en préparation par la Galerie Brame & Lorenceau.
Un certificat sera remis à l’acquéreur.
Jean-François Raffaëlli est un artiste singulier de la fin du XIXe siècle. De son vivant, il a été acclamé par la critique au Salon. Elève de Jean-Léon Gérôme, bien qu’il réalise au début de sa carrière des sujets de fêtes galantes, il présente en 1877 au Salon, un portrait de La famille de Jean-le-Boiteux, paysans de Plougasnou-Finistère, aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay (inv. LUX 730), admiré pour sa créativité et son originalité par le célèbre critique Edmond Duranty. C'est également à cette époque que Raffaëlli rencontre Edgar Degas avec qui il partage une passion pour le dessin et qui devient son défenseur. Ce dernier le poussera à participer aux expositions impressionnistes de 1880 et 1881 qui marquent la fin du mouvement.
En 1879, Raffaëlli quitte Paris et s'installe dans la banlieue d'Asnières où il vit jusqu’en 1892. Cette banlieue ouvrière de Paris, alors désolée, devient le décor de ses tableaux, et ses habitants ses nouveaux sujets. A l’instar du cantonnier de ce tableau, Raffaëlli peint avec inspiration ses voisins, ouvriers retraités, chiffonniers, mendiants, vagabonds, buveurs d'absinthe et travailleurs ordinaires qui constituent le sujet de la plupart de ses peintures exécutées dans les années 1880. Raffaëlli a pour ambition de révéler ce qu'il définit comme le trait distinctif de l'homme : le caractère. En effet, Raffaëlli développe une théorie complexe, le caractérisme, qu’il décrit ainsi : « le caractère est la constitution physiologique et psychologique de l'homme ; le caractère est le trait distinctif de l'homme ». (Jean François Raffaëlli, "Étude des mouvements de l'art moderne et du beau caractériste", Catalogue illustré des œuvres de J.F. Raffaëlli exposées 28 bis, Avenue de l'Opéra, Paris, 1884, p. 27). Plusieurs de ses portraits illustrent les Types de Paris (1889), un album d'histoires écrites par les écrivains réalistes et naturalistes parisiens célèbres de l’époque. Notre tableau date probablement de cette période pendant laquelle Raffaëlli réalise un de ses chefs-d’œuvres, Bonhomme venant de peindre sa barrière, qu’il présente à l’exposition des impressionnistes de 1881 et vendu chez Sotheby’s à New York le 9 mai 2014 (lot 18) pour 1 500 000 dollars.
Nous retrouvons avec ce portrait un bel exemple de cette ambition de l’artiste de décrire le caractère de son sujet : dans un décor peu reconnaissable, la figure saisissante d'un homme âgé, coiffé d’une casquette et vêtu d'un lourd manteau tient son balai et pose devant une brouette. Le regard empreint de gravité et le visage buriné de l’homme témoignent de sa vie difficile et en disent plus qu’un long discours sur qui il est.
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