View full screen - View 1 of Lot 15. Chambranle de porte, Kanak, Nouvelle-Calédonie | Kanak Door Jamb, New Caledonia.

Chambranle de porte, Kanak, Nouvelle-Calédonie | Kanak Door Jamb, New Caledonia

Lot Closed

December 16, 01:15 PM GMT

Estimate

20,000 - 40,000 EUR

Lot Details

Description

Chambranle de porte, Kanak, Nouvelle-Calédonie


haut. 153 cm, larg. 40 cm ; 60 1/4 in, 15 3/4 in


Kanak Door Jamb, New Caledonia

Collection privée allemande

Loed van Bussel, Amsterdam

Collection privée autrichienne

Si les chambranles de porte jovo furent observés par James Cook puis par Antoine Bruni d’Entrecasteaux lors de leurs voyages en Nouvelle-Calédonie (1774 et 1793), aucun ne figura parmi leurs collectes. « Mémorial pour perpétuer la présence de l’ancêtre et conserver sa protection» (Guiart, Océanie, 1953, p. 252), ces appliques destinées à encadrer la porte d’entrée de la Grande Case représentent la figure ancestrale enveloppée dans son linceul en tapa. Le visage traduit les canons de l’art Kanak : mince bouche, nez imposant évoquant ici un bec, yeux en amandes grands ouverts protégés par les arcades sourcilières émergeant en surplomb. Le bandeau frontal gravé de chevrons affrontés représente la cordelette de la fronde. De ce visage se dégage une « impression de force paisible, [celle] de l’ancêtre qui veille sur la demeure » (Guiart, L’art autochtone de Nouvelle-Calédonie, 1953, p. 21).


Toujours sculptés par paire, les chambranles de porte font partie intégrante de l'ornementation de la Grande case Kanak, dont la conception architecturale est hautement symbolique : le bois de houp utilisé pour les sculptures symbolise le chef du lignage, tandis que les visages humains sculptés sur les chambranles représentent les ancêtres, et le décor géométrique les motifs de tressage des linceuls. Ce chambranle de porte rappelle par son bois raviné une pièce très ancienne rapportée en Espagne vers la fin du XVIIIsiècle et conservée au musée Barbier Mueller (Newton, 1998 : 301).