
Auction Closed
May 16, 02:17 PM GMT
Estimate
150,000 - 250,000 EUR
Lot Details
Description
A Louis XV parquetry table "en cabaret" with gilt-bronze mounts, by Jean-François Oeben, circa 1763
opening with two drawers and two doors revealing a shelf, the curved sides with leafy handles, resting on cambered hoof-feet, with a red griotte marble top with a molding (with castors, now removed)
Height. 36½in, width. 28 in, depth. 19¾in
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Table en cabaret en marqueterie de cubes en placage de bois de rose, satiné, d’amarante, monture de bronze doré, d’époque Louis XV, par Jean-François Oeben, vers 1763
ouvrant par deux tiroirs et deux vantaux découvrant une étagère, les côtés bombés munis de poignées feuillagées, reposant sur des pieds cambrés munis de sabots ; dessus de marbre rouge griotte ceint d’une bordure en bronze doré; (trace de fixation de roulettes sous les sabots)
Haut. 93 cm, larg. 164 cm, prof. 50 cm
Possibly Francis Charles Seymour-Conway, 3rd Marquess of Hertford (1777-1842);
Collection of Richard Seymour-Conway, 4th Marquess of Hertford (1800-1870) at 2 rue Laffitte, Paris;
By descent to Sir Richard Wallace, 1st Baronet (1818-1890);
By descent to Julie Amélie Charlotte Castelnau, Lady Wallace (1819-1897);
Bequeathed to Sir John Murray Scott (1847-1912);
Bequeathed to Lady Victoria Sackville-West (1862-1936);
Sold to Jacques Seligmann, Paris and New York, circa 1914;
Fabre Antiquaires, Paris, 1996.
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Peut-être Francis Charles Seymour-Conway, 3e marquis de Hertford (1777-1842) ;
Collection de Richard Seymour-Conway, 4e marquis de Hertford (1800-1870) au 2 rue Laffitte, Paris ;
Par descendance à Sir Richard Wallace, 1er Baronet (1818-1890) ;
Par descendance à Julie Amélie Charlotte Castelnau, Lady Wallace (1819-1897) ;
Léguée à Sir John Murray Scott (1847-1912) ;
Léguée à Lady Victoria Sackville-West (1862-1936) ;
Vendue à Jacques Seligmann, Paris et New York, vers 1914 ;
Fabre Antiquaires, Paris, 1996.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
R. Stratman-Dölher, Jean-François Oeben, Paris, 2002
P. Hughes, The Wallace Collection: Catalogue of Furniture, Londres 1996, Vol. III, p.1543(1) et p. 1568 et 1571 (2)
A variation of the table à la Bourgogne
The general shape of this piece of furniture corresponds to that of the table à la Bourgogne by Jean-François Oeben in the Louvre Museum (OA 10001) but without the mechanical system. The table à la Bourgogne, because of its various mechanisms, requires a complex fabrication, making the piece heavy and difficult to move. In our case, it is also a middle and flying piece of furniture because its weight is much less and the side handles make it easy to move.
It embodies the characteristics of Jean-François Oeben's art with a typical bottomless cube marquetry on the front and on the curved sides. The uprights with cut-sides and the slightly curved legs belong to Oeben's repertoire, they are found on the table à la Bourgogne and on some models of secretaries.
Another table in cabaret with the same structure in front with two drawers on top of two leaves is probably the counterpart of our table. It was sold at Sotheby's in London on December 11, 1970, lot 86.
The Hertford/Wallace Provenance
Our table could correspond to a description made in the office of the second floor of the rue Lafitte on February 20, 1912: "Small Louis XV piece of furniture in tulipwood and marquetry of lozenges decorated with bronze with top of red marble - valued dix mille francs." (1) During the 19th century, the table would then have been acquired by the marquis of Hertford, a great English collector of French furniture whose collections eventually passed to his illegitimate son, Sir Richard Wallace, founder of the Wallace Collection in London. The collection then passed to his widow, whose heir, Sir John Murray Scott, inherited all of the Wallace furniture, which remained in their Paris residence at 2, rue Laffitte. In 1910, the rest of the contents of the apartment on rue Laffitte were sold by the famous dealer Seligmann.
The Fabre family, a well-known dynasty of antique dealers, was well acquainted with the Wallace collection of which they acquired several lots at the sale of the furniture of Sir John Murray Scott's London house at Connaught Place (Christie's sale on June 24-26, 1913)(2).
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Une déclinaison de la table à la Bourgogne
La forme générale de ce meuble correspond à celle de la table à la Bourgogne de Jean-François Oeben conservée au musée du Louvre (OA 10001) mais dépourvue de système mécanique. La table à la Bourgogne en raison des divers mécanismes nécessite une ébénisterie complexe qui rend le meuble lourd et délicat à déplacer. Dans notre cas, il s’agit également d’un meuble de milieu et volant car son poids est bien moindre et les poignées latérales permettent de le bouger facilement.
Elle incarne les caractéristiques de l’art de Jean-François Oeben avec une marqueterie typique à cubes sans fond disposée en façade et sur les côtés galbés. Les montants à pans coupés et les pieds légèrement galbés reçoivent des chutes et sabots qui appartiennent au répertoire d’Oeben, on les retrouve sur la célèbre table à la Bourgogne du musée du Louvre et sur certains modèles de secrétaires.
Une autre table en cabaret qui possède la même structure en façade avec deux tiroirs surmontant deux vantaux est probablement le pendant de notre table. Elle fut vendue chez Sotheby’s à Londres, le 11 décembre 1970, lot 86.
La provenance Hertford/Wallace
Notre table pourrait correspondre à une description faite dans le bureau du premier étage de la rue Lafitte le 20 février 1912 : "Petit meuble d'entre deux Louis XV en bois de rose et marqueterie de losanges orné de bronze avec dessus de marbre rouge - prisé dix mille francs." (1) Au cours du XIXe siècle, la table aurait alors été acquise par le marquis de Hertford, grand collectionneur anglais de mobilier français dont les collections ont finalement été transmises à son fils illégitime, Sir Richard Wallace, fondateur de la Wallace Collection à Londres. La collection est ensuite passée à sa veuve, dont l'héritier, Sir John Murray Scott, conserve tous les meubles Wallace restés dans leur résidence parisienne du 2, rue Laffitte. En 1910, le reste du contenu de l'appartement de la rue Laffitte est acheté par le célèbre marchand Seligmann.
La famille Fabre, dynastie d'antiquaires bien connue, connaissait bien la collection Wallace dont ils acquirent plusieurs lots lors de la vente du mobilier de la maison de Londres à Connaught Place de Sir John Murray Scott (vente Christie's les 24-26 juin 1913)(2).
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