
Vessel in the form of a bucket | Vase en forme de seau
Auction Closed
November 22, 02:50 PM GMT
Estimate
18,000 - 26,000 EUR
Lot Details
Description
Italian, Milan, late 16th/ 17th century and later
Vessel in the form of a bucket
rock crystal and enamelled gold, in an 18th-century leather case
11.2cm., 4⅜ in. high without handle
11cm. 4¼in. diameter at widest part
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Milan, fin XVIe/début XVIIe siècle et postérieur
Vase en forme de seau
cristal de roche et or émaillé, dans un étui de cuir datant du XVIIIe siècle
Hauteur (sans l'anse) 11,2 cm ; 4 ⅜ in.
Diam. (au plus large) 11 cm ; 4 ¼ in.
This intriguing rock crystal vessel was probably conceived as an aspersorium or holy water bucket. The gadrooned foot follows a solution which was frequently employed by Milanese and Parisian rock crystal carvers operating in the 16th and 17th centuries. Renaissance lapidaries appear to have adopted two principal solutions for the lower parts of vessels: gadrooning or fluting (linear - as in the present case - or spiralled). Compare, for example, with the Milanese 16th-century Jug in the Kunsthistorisches Museum, Vienna (inv. no. KK 2284) with exaggerated gadrooning below a tapered drum of rock crystal carved from a single piece of stone. Note also the Milanese 16th-century gadrooned cup from the collection of Cardinal Mazarin which is today in the musée du Louvre, Paris (inv. no. OA 2027). Like the Vienna and Paris vessels, it is likely that the present bucket began life as a single piece of rock crystal; a lavish as well as practical solution (since it would have been water tight). However, it seems likely that the present bucket was damaged and reassembled since its drum is carved from a separate piece of rock crystal and is engraved with 19th-century decoration in the Renaissance style.
The overall form and function of the vessel – as a holy water bucket – has been retained since the object fits perfectly within its earlier leather case. The separately carved handle could, at least in part, be original to the foot; compare with the similarly conceived handle on a late 16th-century Milanese rock crystal vessel in the form of a bucket in the Kunsthistorisches Museum (inv. no. KK 1452) which is illustrated by Thornton (op. cit., p. 252, fig. 5). In respect of the mounts, only the enamelled gold foot of the present vessel is likely to be original. With its suspension hoop, the present vessel recalls a 16th-century vase in the Louvre (inv. No. MR 285) which appears suspended from a chain in Blaise-Alexandre Desgoffe’s charming painting Vase de cristal de roche du XVI siècle, escarcelle de Henri II, émaux de Jean Limousin, etc, objes tires des collections du musée du Louvre (as illustrated in Alcouffe, op. cit., p. 255, fig. 109d). The handle, connected to the body of the vessel by grotesque masks, recalls a vessel from the Miseroni Workshop in the Kunsthistorisches Museum (inv. no. KK 2235).
Rock crystal was an expensive and sumptuous material for buckets, if an impractical one due to the risk of damage. Aside from the aforementioned 16th-century example in the Kunsthistorisches Museum, note several examples by the late 17th-century rock crystal engraver Giovanni Battista Metellino which were acquired by Louis XIV and are now in the Louvre (inv. nos. MR 291, 302 and 308). It seems likely that, whether conceived for liturgical or secular purposes, such buckets were never used outside festivities or major ceremonies. Note also several which have appeared on the art market, including a 17th-century bucket sold at Sotheby’s Paris on 25 November 2008, lot 52, and an example with the arms of Clement VII which was catalogued as 19th-century and sold at Christie’s on 9 December 1986, lot 171.
RELATED LITERATURE
D. Alcouffe, Les Gemmes de La Couronne, cat., musée du Louvre, Paris, 2001;
D. Thornton, A Rothschild Renaissance: Treasures from the Waddesdon Bequest, cat., British Museum., London, 2015.
Sotheby’s would like to thank Dr Daniel Alcouffe for his kind assistance in cataloguing this lot.
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Cet étonnant récipient en cristal de roche fut probablement conçu comme un aspersorium ou un seau à eau bénite. Le pied godronné suit une solution fréquemment employée par les sculpteurs de cristal de roche milanais et parisiens des XVIe et XVIIe siècles. Les lapidaires de la Renaissance semblent avoir adopté deux solutions principales pour les parties inférieures des récipients : la godronnage ou la cannelure (linéaire - comme dans le cas présent - ou en spirale). Comparez, par exemple, avec la cruche milanaise du XVIe siècle conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne (n° inv. KK 2284), qui présente des godrons exagérés sous un tambour effilé en cristal de roche taillé dans une seule pièce de pierre. Notons également la coupe milanaise à godrons du XVIe siècle de la collection du cardinal Mazarin, aujourd'hui conservée au musée du Louvre, à Paris (n° inv. OA 2027). Comme les vases de Vienne et de Paris, il est probable que le présent seau ait d'abord été une simple pièce de cristal de roche, une solution à la fois somptueuse et pratique (puisqu'elle aurait été étanche). Toutefois, il semble probable que le seau ait été endommagé et remonté, car son tambour est taillé dans une pièce de cristal de roche distincte et est gravé d'un décor du XIXe siècle dans le style de la Renaissance.
La forme et la fonction du récipient - un seau à eau bénite - furent conservées puisque l'objet s'insère parfaitement dans son ancien étui en cuir. L'anse sculptée séparément pourrait, du moins en partie, être d'origine ; comparez avec l'anse de conception similaire d'un récipient milanais en cristal de roche de la fin du XVIe siècle en forme de seau conservé au Kunsthistorisches Museum (n° inv. KK 1452) et illustré par Thornton (op. cit., p. 252, fig. 5). En ce qui concerne les montures, seul le pied en or émaillé du présent récipient est probablement d'origine. Avec son anneau de suspension, le présent vase rappelle un vase du XVIe siècle conservé au Louvre (n° inv. MR 285) qui apparaît suspendu à une chaîne dans le charmant tableau de Blaise-Alexandre Desgoffe Vase de cristal de roche du XVIe siècle, escarcelle de Henri II, émaux de Jean Limousin, etc, objes tires des collections du musée du Louvre (illustré dans Alcouffe, op. cit., p. 255, fig. 109d). L'anse, reliée au corps du vase par des masques grotesques, rappelle un vase de l'atelier Miseroni conservé au Kunsthistorisches Museum (n° inv. KK 2235).
Le cristal de roche était un matériau coûteux et luxueux, même s'il n'était peu pratique en raison de sa fragilité et du risque de cassure. Outre l'exemple du XVIe siècle mentionné ci-dessus et conservé au Kunsthistorisches Museum, il convient de noter plusieurs exemples réalisés par le graveur de cristal de roche de la fin du XVIIe siècle Giovanni Battista Metellino, qui ont été acquis par Louis XIV et se trouvent aujourd'hui au Louvre (n° inv. MR 291, 302 et 308). Il semble probable que, conçus à des fins liturgiques ou profanes, ces seaux n'aient jamais été utilisés en dehors des fêtes ou des grandes cérémonies. Notons également que plusieurs seaux sont apparus sur le marché, dont un seau du XVIIe siècle vendu chez Sotheby's Paris le 25 novembre 2008, lot 52, et un exemplaire aux armes de Clément VII catalogué comme du XIXe siècle et vendu chez Christie's le 9 décembre 1986, lot 171.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
D. Alcouffe, Les Gemmes de La Couronne, cat., musée du Louvre, Paris, 2001 ;
D. Thornton, A Rothschild Renaissance: Treasures from the Waddesdon Bequest, cat., British Museum., Londres, 2015.
Sotheby's souhaite remercier Dr Daniel Alcouffe pour son aimable assistance dans les recherches concernant cette œuvre.