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Haut de canne, Bara, Madagascar
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拍品詳情

非洲及大洋洲藝術

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巴黎

Haut de canne, Bara, Madagascar
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來源

Collection du commandant A. Gilbert (Responsable du Centre d’Instruction de la Garde Indigène), Fianarantsoa, Madagascar, ca. 1940
Offert à l’adjudant Jules Chedorge, ca. 1950
Transmis par descendance
Collection privée, France, acquis ca. 1987  

展覽

Orvault, Château de la Gobinière, Madagascar, La civilisation du Zébu, 31 octobre - 7 décembre 2014

出版

Goy, Arts Anciens de Madagascar, 2015, p. 40, n° 11

相關資料

En 1937, Marius-Ary Leblond identifiait un sommet de canne Bara (aujourd’hui dans les collections du musée du quai Branly – Jacques Chirac, inv. n° MQB 71.1990.57.989) comme étant l’œuvre « du célèbre forgeron et fondeur bara, Tsida » (in Les Arts indigènes à Madagascar, p. 16-17). Les affinités formelles unissant cette œuvre à celle ici présentée, ainsi que l’égale virtuosité de leur élaboration (forgées en une unique feuille de métal), permettent de les attribuer à un seul et même artiste.

L’iconographie, classique, illustre de nombreuses créations artistiques de Madagascar : « Le zébu omby domine le plus souvent l’aloalo, poteau funéraire sculpté des Mahafaly […]. Le zébu, figure tutélaire, symbole de prospérité et de richesse, voire de royauté, nourrit le mythe et l’homme. […] On dit chez les anciens que si la chair du zébu est servie au repas des vivants, l’ombre du zébu revient aux ancêtres » (Vandenhende, Madagascar, La civilisation du Zébu, 2014, p. 1). Traitée ici avec le plus pur raffinement - à la manière d’une silhouette - la figure de zébu s’inscrit à la base de la pointe, qui se conclut par une seconde entité animale. L’élégance formelle de cette création sert magistralement l’iconographie tutélaire, selon le plus grand art malgache.

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