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拍品詳情

Impressionist & Modern Art

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巴黎

Francis Picabia
1879 - 1953年
FRENCH CANCAN
signé Francis Picabia (en bas à gauche)
huile sur carton
104 x 74 cm
40 7/8 x 29 1/8 in.

Peint vers 1941-43.


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L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par le Comité Picabia.

來源

Succession de l'artiste
Olga Picabia, Paris
Collection particulière, Paris

展覽

Vichy, Casino de Vichy; Lyon, Palais St-Jean; Paris, Foyer de l'Opéra, Les grands maîtres et la danse (exposition itinérante), 1988, no. 92-3
Tokyo, Isetan Museum of Art; Fukushima, Iwaki City Art Museum; Osaka, Kintetsu Museum of Art, Francis Picabia (exposition itinérante), 1999-2000, no. 68
Paris, Galerie Patrice Trigano, Destins Croisés : Picabia, Carmen Calvo, 2002, no. 7
New York, Tibor de Nagy Gallery; Paris, Galerie Michel Vidal, Francis Picabia, Funny Guy (exposition itinérante), 2009-2010

相關資料

signed 'Francis Picabia' (lower left), oil on board. Painted circa 1941-43.

"Les tableaux qu'il a peint pendant la guerre sont tout à la fois ironiques, sardoniques, mal peints, agressifs, sérieux, provocateurs, faciles, subversifs, drôles, scabreux, érotiques, déconcertants, incompréhensibles, repoussants, très réussis. Picabia a su manier l'ambiguïté et les contradictions qui conèrent à ses œuvres leur rayonnement parfaitement contemporain."
(Sara Cochran, 'La parade amoureuse : Picabia, la guerre et la culture populaire', Francis Picabia, les nus et la méthode (catalogue d'exposition), Musée de Grenoble, 1997-98, p. 23)


« Ma peinture est de plus en plus à l'image de ma vie et de la vie mais une vie qui ne veut et ne peut regarder le monde dans ce qu'il y a de cupide et de monstrueux. Tout ce qui a été moral en art est mort, heureusement c'est le seul service que le cataclysme qui nous entoure a rendu ». Francis Picabia (lettre à Gertrude Stein en 1941) 

Installé dans le Midi de la France depuis 1925, Picabia va toujours plus loin dans la dérision de l'art et de son commerce et produit durant la deuxième guerre mondiale des tableaux qui revisitent le nu et sa sensualité, la chair même de la beauté esthétique. Il élabore ainsi sa fameuse série de femmes dénudées qu'il immortalise dans des poses séduisantes et dont French Cancan est un exemple parlant.

A l'instar de Tabarin, Picabia représente ici une danseuse de French Cancan, image de frivolité d'un érotisme évident, à une époque où les cabarets montmartrois sont condamnés par le régime vichyste. Les sources de Picabia privilégient la banalité et le stéréotype. Paris Sex-Appeal, Paris Magazine ou Beauté Magazine ont remplacé La Science et la vie de l'époque mécanomorphe. A l'heure de l'industrialisation de la photographie de charme, Picabia justifie cette nouvelle approche picturale par  son propre aphorisme : "dans le mauvais goût de mon époque, je m'efforce d'aller plus loin qu'aucun autre". La mécanique picturale exalte ici l'imagerie photographique la plus racoleuse dans une confrontation sans concession aux bonnes mœurs affichées par le régime de Vichy.

Cette série de tableaux réalistes a pendant longtemps été décriée par la critique qui y voyait une dégénérescence de la peinture de Picabia et une autre manifestation de ses changements de style incessants. L'artiste est alors accusé de manquer de sérieux et d'engagement en ces temps de guerre notamment dans son choix de sujets frivoles. Son retour à l'abstraction dès son retour à Paris sera d'ailleurs interprété comme un rejet de sa période précédente. Mais Picabia a toujours revendiqué l'humour et la liberté d'expression sans obéir ou se conforter à aucune règle extérieure. Rupture stylistique, provocation et scandale rythment son œuvre en permanence.

 

"The paintings he painted during the war are at once ironic, sardonic, badly painted, aggressive, serious, provocative, easy, subversive, funny, sleazy, erotic, disconcerting, incomprehensible, hideous, and very successful. Picabia knew how to handle ambiguity and contradictions and this is what gives these works their perfectly contemporary radiance."

(Sara Cochran, 'La parade amoureuse : Picabia, la guerre et la culture populaire', Francis Picabia, les nus et la méthode (exhibition catalogue), Musée de Grenoble, 1997-98, p. 23)

"My painting is increasingly a reflection of my life and of life in general but a life that will not and cannot look at the world in a grasping, monstrous sense. Everything that was moral in art is dead, fortunately this is the one service rendered by the cataclysm that has engulfed us" Francis Picabia (letter to Gertrude Stein in 1941)

When he moved to the South of France in 1925, Picabia continued to push his contempt for art and its commerce further and during the Second World War produced paintings that revisited the nude, sensuality, flesh and aesthetic beauty. It was thus that he completed his famous series of barely dressed women immortalised in seductive poses, of which French Cancan is a prime example.

In the style of Tabarin, Picabia depicts a French Cancan dancer, the very image of frivolity and obvious eroticism, at a time when the Montmartre cabarets were condemned by the Vichy regime. Picabia's sources of inspiration were deliberately banal and stereotyped. Paris Sex-Appeal, Paris Magazine and Beauté Magazine had replaced La Science et la vie de l'époque mécanomorphe. In the age of industrialisation and glamour photography, Picabia justified this new approach with his own philosophy: "In this era of bas taste, I strive to go further than everyone else". Using eye-catching photographic imagery, he produces an arresting composition that makes no concessions to the conservative values promoted by the Vichy regime.

This series of realist paintings has long been dismissed by critics as a degeneration of Picabia's art and just another manifestation of his ever changing style. The artist was accused of lacking substance and commitment at a time of war notably in his choice of a frivolous subject matter. His return to abstraction when he returned to Paris was therefore interpreted as a rejection of his preceding period. But Picabia always strove for humour and freedom of expression without obeying or relying on any external rules. His work was permanently punctuated by dramatic changes in style, provocations and scandals.

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