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Cabinet en vernis européen de la fin du XVIIe siècle, probablement Paris, vers 1680
AN EUROPEAN LACQUER CABINET, LATE 17TH CENTURY, PROBABLY PARIS, CIRCA 1680
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Cabinet en vernis européen de la fin du XVIIe siècle, probablement Paris, vers 1680
AN EUROPEAN LACQUER CABINET, LATE 17TH CENTURY, PROBABLY PARIS, CIRCA 1680
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Cabinet en vernis européen de la fin du XVIIe siècle, probablement Paris, vers 1680
AN EUROPEAN LACQUER CABINET, LATE 17TH CENTURY, PROBABLY PARIS, CIRCA 1680
à décor or et argent sur fond noir, figurant des paysages chinoisants dans des entourages de rinceaux feuillagés en façade, des vases de fleurs sur les côtés, des animaux sur les tiroirs et des personnages de comédie sur le piètement ; la façade ouvrant à deux vantaux découvrant deux tiroirs ; le piètement ouvrant à deux tiroirs en ceinture, souligné par trois tabliers et reposant sur six pieds composites réunis par un plateau d'entretoise sur des pieds boules ; (manques et restaurations)
Haut. 186 cm, larg. 147.5 cm, prof. 54.5 cm
Height 73 1/4 in; width 58 1/4 in; depth 21 1/2 in
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出版

Référence bibliographique :

T. Wolvesperges, Le Mobilier en laque au XVIIIe siècle, Paris, 2000, p. 88-95

相關資料

Bien que mal connue, la production de meubles en vernis parisien commença dès le début du XVIIème siècle. Peu de ces meubles français survécurent jusqu'à nos jours alors que les pièces en vernis allemand et anglais de cette époque sont nombreuses dans les musées et les collections. Cette rareté s'explique par la fragilité de ce vernis dont la technique était mal maîtrisée et par le changement de goût qui fut plus rapide en France. Les meubles parisiens tombèrent ainsi vite en désuétude et leur état de conservation se dégrada rapidement. Ces meubles et leurs artisans sont rarement mentionnés dans les archives du début du XVIIe siècle. Parmi ceux-ci, citons le nom d'Etienne Sager, vernisseur « à la manière de la Chine », qui travailla sous la régence de Marie de Médicis. Il livra à la couronne en 1613 un grand cabinet « façon de la Chisne » pour la somme importante de 135 livres. D'autres vernisseurs de cette époque sont connus comme Pierre Desmartin, « gardien des curiosités de la Chine » qui livra au jeune Louis XIII un petit carosse « à la façon de la Chine ». La mention « en vernis façon de la Chine » était encore rare pendant la première moitié du XVIIe siècle et elle devint plus fréquente pendant la seconde moitié de ce siècle. Le terme peintre-vernisseur apparut très tôt mais il venait en complément d'une activité principale telle que sculpteur ou peintre en miniature. Cette technique n'était pas alors une spécialité et la plupart des artisans proches du métier de peintre pouvait s'y exercer. Il faut attendre la fin du règne de Louis XIV et l'arrivée de Guillaume Martin pour que des artisans se consacrent entièrement à ce métier de peintre vernisseur. Ces peintres vernisseurs se regroupèrent pour la plupart dans le Faubourg Saint Antoine pour travailler étroitement avec les ébénistes. Parmi ceux-ci, citons Germain Massot qui collabora avec le menuisier en ébène Henry Godelard pour le décor de meubles et Abraham du Pradel qui commanda chez Jean Leleu en 1666 « un cabinet de poirier reposant sur six colonnes torses ».

Malheureusement les descriptions des inventaires de la Couronne, des particuliers et des ébénistes ne sont pas assez précises pour identifier la technique utilisée pour un meuble. Le décor vernis pouvait aussi s'émanciper des modèles chinois pour un décor plus libre ou pour imiter la marqueterie Boulle d'écaille et laiton ou simuler les montures de bronzes dorés. Parmi les très rares modèles connus à ce jour, citons une table et une commode de ce type illustrés dans T. Wolvesperges, ibid., p. 65 et 67.

La rareté de cette production française s'explique aussi par le fait qu'elle a été pendant longtemps confondue avec la production hollandaise. Jean-Claude Battault du musée de la Musique de Paris a ainsi démontré qu'un clavecin français du XVIIe siècle conservé dans ce musée a été décoré par le même artiste qu'un petit groupe de cabinets dont un comparable au nôtre et conservé au Rijksmuseum d'Amsterdam (voir Un Musée aux Rayons X, Musée de la Musique, Paris, inv. N. E.996.331). Ce cabinet était jusque-là présenté comme hollandais (exposé dans Imitation and Inspiration, Japanese Influence in Dutch art from 1650 to the Present, Rijskmuseum, Amsterdam, 1991-1992, n. 40). Un autre cabinet au piétement comparable au nôtre est passé en vente chez Christie's Londres, le 6 juillet 2006, lot 81. Celui-ci présentait aussi un décor burgauté imitant les entrées de serrure traditionnellement en métal. Deux autres cabinets comparables étaient sur le marché récemment, l'un était exposé chez Pieter Hoogendjk (Catalogue de la Foire de Maastricht 1997, ill. p. 126) et l'autre est illustré dans le catalogue de Guus Roëll & Deon Viljoen, Uit Verre Streken, 2005, n.2).

 

 

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