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Paire de tables de milieu en porphyre et bronze doré d'époque Restauration, vers 1820-1830
A PAIR OF GILT-BRONZE MOUNTED PORPHYRY CENTRE TABLES, FRENCH, RESTAURATION, CIRCA 1820-1830
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Paire de tables de milieu en porphyre et bronze doré d'époque Restauration, vers 1820-1830
A PAIR OF GILT-BRONZE MOUNTED PORPHYRY CENTRE TABLES, FRENCH, RESTAURATION, CIRCA 1820-1830
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埃里克‧勒‧卡魯耶‧德‧波維收藏家具、歐洲及亞洲裝飾藝術

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Paire de tables de milieu en porphyre et bronze doré d'époque Restauration, vers 1820-1830
A PAIR OF GILT-BRONZE MOUNTED PORPHYRY CENTRE TABLES, FRENCH, RESTAURATION, CIRCA 1820-1830
la ceinture ajourée de rinceaux fleuris, reposant sur des montants formés de caryatides supportant un chapiteau ionique et terminées par des gaines, les pieds reliés par une entretoise en X ciselée de rais-de-coeur ; dessus en placage de porphyre encastré ; avec des étiquettes manuscrites au revers des plateaux Salon Rouge / 1er étage et 1er étage / Petit salon bleu
數量: 2
Haut. 81 cm, larg. 83,5 cm, prof. 53,5 cm
Height 32 in; width 32 3/4 in; depth 21 in
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來源

- Ancienne collection du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905)
- Vente Sotheby's à Monaco, le 21 mai 1978, lot 36

相關資料

Le modèle de ces tables correspond en partie à la paire conservée à la Wallace Collection à Londres (F317 et F318). Une table similaire à plateau de porphyre figurait dans la collection de Pierre et Saõ Schlumberger à l'hôtel de Luzy, à Paris (ill. in Belles demeures de Paris, 1977, p. 86 et 88).

Grâce au dessin de Pierre-Adrien Pâris, on sait que le bronzier Pierre Gouthière livra pour le duc d'Aumont une paire de tables en bronze doré et porphyre, sur un modèle de François-Joseph Bélanger : celles-ci furent ensuite achetées par la reine Marie-Antoinette lors de la vente des collections du duc d'Aumont en 1782 et constituèrent le lot le plus cher de la vente - 23 999 livres (in C. Vignon et C. Baulez, Pierre Gouthière, ciseleur-doreur du Roi, Paris, 2016, n° 38, p. 286).

Les caryatides de nos tables s'inspirent cependant davantage de celles ornant le bonheur-du-jour et le secrétaire commandés par Marie-Antoinette à Bernard Molitor en 1790, mais jamais livrés à la souveraine en raison des troubles révolutionnaires ; ils furent finalement acquis en 1820 par la Couronne pour le château de Saint-Cloud et sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre (cf. U. Leben, Molitor, ébéniste de Louis XVI à Louis XVIII, Saint-Rémy-en-l'Eau, 1992, n° 67, pp. 66-68).


Les collections d'Alphonse de Rothschild

Mayer Alphonse de Rothschild (1827-1905), fils aîné du fondateur de la branche française, se distingua aussi bien par son rôle politique et économique que par l'importance de ses collections et de son mécenat. Lors de son mariage en 1857 avec sa cousine Léonora, il s'installe dans l'ancien hôtel de Talleyrand rue Saint-Florentin, qu'il fait largement remanier à partir de 1871 par l'architecte Eugène Petit afin d'y installer ses collections. Suite à la défaite de 1870, il joue un rôle central dans le règlement de l’indemnité de guerre de cinq milliards de francs-or que l’Allemagne exige de la France.

A la mort de son père en 1868, Alphonse hérite du splendide château de Ferrières. Ferrières, comme son hôtel de la rue Saint-Florentin, constitue un somptueux écrin pour ses collections, principalement composées de peintures et d'arts décoratifs du XVIIIe siècle français, mais aussi de tableaux des maîtres flamands, hollandais ou anglais. S'inspirant en particulier de la marquise de Pompadour, collectionneur et mécène, il privilégie dans ses acquisitions les pièces de mobilier et objets d'art ayant une provenance royale ou historique. Elu membre de l'Académie des beaux-arts en 1885, il est «le parfait représentant de ce que l'on a pu appeler "l'âge d'or des collections Rothschild"» (P. Prevost-Marcilhacy, Les Rothschild, une dynastie de mécènes en France, Paris, 2016, t. I, p. 130).

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