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Strauss, Johann
LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, À FRITZ SIMROCK, ÉDITEUR DE MUSIQUE, SIGNÉE JOHANN, VIENNE [23 DÉCEMBRE 1890], DATE INDIQUÉE PAR LE DESTINATAIRE EN TÊTE DE LA PREMIÈRE PAGE AVEC LA DATE DE SA RÉPONSE (WIEN 23/12 90 STRAUSS / R 24/12 90).
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LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, À FRITZ SIMROCK, ÉDITEUR DE MUSIQUE, SIGNÉE JOHANN, VIENNE [23 DÉCEMBRE 1890], DATE INDIQUÉE PAR LE DESTINATAIRE EN TÊTE DE LA PREMIÈRE PAGE AVEC LA DATE DE SA RÉPONSE (WIEN 23/12 90 STRAUSS / R 24/12 90).
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Bibliothèque R. et B. L. Autographes et Manuscrits XIXe et XXe Siècles

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Strauss, Johann
LETTRE AUTOGRAPHE, EN ALLEMAND, À FRITZ SIMROCK, ÉDITEUR DE MUSIQUE, SIGNÉE JOHANN, VIENNE [23 DÉCEMBRE 1890], DATE INDIQUÉE PAR LE DESTINATAIRE EN TÊTE DE LA PREMIÈRE PAGE AVEC LA DATE DE SA RÉPONSE (WIEN 23/12 90 STRAUSS / R 24/12 90).
6 pages, in-12 (176 x 110 mm) sur 3 cartes de correspondance à son chiffre doré, sous chemise demi-maroquin rouge moderne.


Remarquable et exubérante lettre inédite au sujet de son opéra Ritter Pazman
.

Ritter Pazman fut l’un des derniers grands succès de Johann Strauss, et son seul opéra. Il a été écrit, sur un livret de Ludwig Doczi, pour être joué au Hofoper de Vienne au Nouvel An 1892.

Strauss se plaint auprès de son éditeur des conflits relatifs à la mise en scène de son opéra. Pour des raisons contractuelles, la première de son opéra doit être donnée au Hofoper de Vienne. Néanmoins, si la direction de l’opéra de Vienne ne lui assure pas une compagnie convenable pour la prochaine saison, il aimerait conserver la possibilité de présenter son opéra à Hambourg ou à Munich. La direction ayant affirmé pouvoir monter l’opéra en cinq semaines après la réception de la musique, Strauss refuse de fixer une date d’ouverture précise. Il prédit un grand succès de l’opéra à Paris et assure Simrock de la qualité du livret de Doczi. Il confesse les difficultés qu’il rencontre à obtenir ses droits d’auteur dans tous les pays, y compris en France. Il dit être en train de composer quelques airs de musique, notamment un air de valse meilleur que tout ce qu’il composerait pour tout autre éditeur.

So gehts! Advokaketen verderben die Suppe regelmäßig durch ihr Spitzfindiges Wortgeschwader. Der meine, das ist wahr, hat zwar angefangen—der Ihrige hat sich nicht spotten lassen. Wie kommen wir Beide zusammen, wenn fremde Federn mehr ihre Sache als die unsere in’s Aug ziehen. Heute haben’s die zwei Vertreter auf einander scharf; der meine will auf den Ihrigen in einem a la longue abgefassten Schreiben seinem Unmut Luft machen. Doch glaube ich sicher, dass der Krieg zwischen diesen Vertretern zu einem unglückseeligen Ende führen müsste, weshalb ich heute ohne Ohrenflüsterlei von Seite meines Wuth schraubenden Vertreters Ihnen erkläre, dass, so viel es mir möglich, ich gewiss Ihren Wünschen nachzukommen trachte, nur bitte ich mir die Haut nicht ganz über die Ohren zu ziehen...Schauen Sie, aus Liebe für Sie, habe ich die Räder in meinem Gehirnkastel laufen lassen, als wären sie elektrisch getrieben worden, einen Walzer herausgekitzelt, den ich einem andern Verleger nicht vergönnt hätte. Ich will damit nicht sagen, dass er so schön [ist], aber Hand und Fuss hat er. Sie wollen aber mehr Herz als Hand und Fuss, er ist ein Duckmäuser und hat mehr Herz als Hand und Fuss [...]

Cette lettre est un bel exemple du style exubérant de Johann Strauss, réalisant des descriptions colorées d’avocats théâtraux et des métaphores éclatantes au sujet de la composition d’une valse.

La lettre de Strauss n’était jusqu’ici pas répertoriée dans Johann Strauss (Sohn) in Briefen und Dokumenten. Seule la réponse de Simrock est connue (volume 5, 1996, p. 115-116).

Quelques plis et des déchirures aux plis soigneusement restaurées, ruban adhésif.


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