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Zola, Émile
CHRONIQUE HEBDOMADAIRE. CONFIDENCES D’UNE CURIEUSE [V]. MANUSCRIT AUTOGRAPHE. [VERS LE 23 AVRIL 1865.]
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Zola, Émile
CHRONIQUE HEBDOMADAIRE. CONFIDENCES D’UNE CURIEUSE [V]. MANUSCRIT AUTOGRAPHE. [VERS LE 23 AVRIL 1865.]
7 p. ½ petit in-4 (185 x 230 mm), à l'encre noire, nombreuses ratures et corrections.

Très beau passage de Zola sur la ville d'Aix-en-Provence, où il vécut de l’âge de 3 à 18 ans.

Sur le printemps et les folies du moment. "Cette semaine, ce n’est ni la faute à Voltaire, ni la faute à Rousseau, c’est la faute au printemps. Rien n’est commode comme d’avoir là, sous la main, un grand coupable que l’on peut rendre responsable de tous les crimes du moment. […] Le printemps est un luron vous le savez : il tue et il vide les coffres forts, il donne des maux de tête et il enlève les filles, il fait bourgeonner les fronts des plus belles et il entrave malicieusement les entreprises les mieux conduites."

La curieuse critique la mode qui oblige toutes les femmes "à s’accommoder de même. Que chacune s’ajuste à son gré, voilà la véritable règle de la haute coquetterie". Elle proteste contre la "procession carnavalesque du vendredi saint. Tout le Directoire s’était donné rendez-vous".

Zola condamne ce Tout-Paris impérial ridicule qui lance des modes, organise des concours canins semblables aux élections de l’Institut : "Depuis les dernières élections de l’Académie, je vois bien que l’intrigue est tout en ce monde, et que les véritables titres ne sont rien [...] Le printemps de 1865, s’il a commis bien des crimes, aura l’éternel honneur d’avoir fait naître un nouveau volume de satires du grand poète de Iambes. Auguste Barbier".
Suit alors une énumération des personnes grotesques comme : les admirateurs de l’actrice Theresa,  les académiciens qui ont voté pour Camille Doucet et Prévost-Paradol, les souscripteurs à l’Emprunt Mexicain et un "nouveau cas de folie" : le besoin des Parisiens d’aller aux eaux, attirés par leurs casinos.

Il conclut cette chronique en vantant la ville d'Aix-en-Provence, où il se rend chaque année : "J’y trouve une hospitalité charmante, de fraiches baignoires, une maison tranquille et confortable, d’immense jardin. La ville et les environs ont l’attrait pénétrant d’une nature chaude et originale". La curieuse donne rendez-vous à ses lecteurs, qui veulent savoir qui elle est, aux Bains d’Aix-en-Provence : "Là, dans un mois, j’ôterai mon masque".

Référence : publié dans Le Courrier du Monde vers le 23 avril 1865, voir H. Mitterand et H. Suwala, Émile Zola journaliste, bibliographie, p. 46.


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