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Pasteur, Louis
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À UN DIRECTEUR. PARIS 4 FÉVRIER 1883.
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Pasteur, Louis
LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À UN DIRECTEUR. PARIS 4 FÉVRIER 1883.
2 p. in-8 (206 x 135 mm) sur un bifeuillet. Signée "L. Pasteur". Trace d'un ancien montage par onglet.

Premiers vaccins contre la rage, inoculés à des animaux.

Il remercie son correspondant de sa brochure et des renseignements envoyés : ils prouvent "que parmi les vaccins que nous avons employés en 1881 et en 1882, il en est dont la durée d'immunité qu'ils procurent est plus longue que celle des autres. J'ai toujours pensé qu'il y aurait lieu de revacciner tous les ans […] N'oublions pas cependant que, dans les conditions de contagions naturelles, il est vraisemblable que, même avec les vaccins à plus faible durée d'immunité, la mortalité serait encore grandement diminuée, ce qui est bien prouvé par le rapport de M. E. Boutet".

C’est en juillet 1885 que Pasteur inoculera le premier vaccin à un patient humain, le jeune Joseph Meister, après divers expérimentations réussies sur des animaux de ferme. 

"Monsieur Le Directeur
Je vous suis fort obligé de votre lettre du 29 janvier et de votre brochure.
Les renseignements que contient votre lettre rapprochés des faits constatés en divers lieux, par exemple sur le troupeau de Rozières et de ceux éprouvés à Melun par la société d'agriculture cette ville, prouvent que parmi les vaccins que nous avons employés en 1881 et en 1882, il en est dont la durée d'immunité qu'ils procurent est plus longue que celle des autres. J'ai toujours pensé qu'il y aurait lieu de revacciner tous les ans. N'oublions pas cependant que, dans les conditions de contagions naturelles, il est vraisemblable que, même avec les vaccins à plus faible durée d'immunité, la mortalité serait encore grandement diminuée, ce qui est bien prouvé par le rapport de M. E. Boutet.
Vous ferez très bien de tenter un contrôle de l'immunité sur les chevaux mis à votre disposition par le ministre de la guerre et je serai heureux d'en connaître les résultats.
Quant aux vaccinations pratiquées par M. le Prof. Mauri, je crois que votre réponse dernière est suffisante. Cependant, il serait utile d'essayer l'immunité sur quelques-uns des 50 moutons vaccinés par M. Mauri les 13 et 26 décembre 1882, parce que dans les mois d’octobre à décembre 1882 on a employé des vaccins excellents au point de vie de l’éloignement de tout accident de vaccination comme je l’ai déjà doit dans une note du 18 déc. 1882 à l’Académie des Sciences ; mais ces vaccins n’ont encore été éprouvés par vous que peu de temps après des vaccinations afin de s’assurer qu’ils vaccinaient. Ils vaccinent en effet, très bien. Quelle sera la durée de l'immunité avec ces vaccins ? Nous ne l'avons pas éprouvé encore. Vous pourrez le faire utilement.Veuillez agréer, monsieur le Directeur…
Les renseignements que contient votre lettre rapprochés des faits constatés en divers lieux, par exemple sur le troupeau de Rozières et de ceux éprouvés à Melun par la société d'agriculture cette ville, prouvent que parmi les vaccins que nous avons employés en 1881 et en 1882, il en est dont la durée d'immunité qu'ils procurent est plus longue que celle des autres. J'ai toujours pensé qu'il y aurait lieu de revacciner tous les ans. N'oublions pas cependant que, dans les conditions de contagions naturelles, il est vraisemblable que, même avec les vaccins à plus faible durée d'immunité, la mortalité serait encore grandement diminuée, ce qui est bien prouvé par le rapport de M. E. Boutet.
Vous ferez très bien de tenter un contrôle de l'immunité sur les chevaux mis à votre disposition par le ministre de la guerre et je serai heureux d'en connaître les résultats.
Quant aux vaccinations pratiquées par M. le Prof. Mauri, je crois que votre réponse dernière est suffisante. Cependant, il serait utile d'essayer l'immunité sur quelques-uns des 50 moutons vaccinés par M. Mauri les 13 et 26 décembre 1882, parce que dans les mois d’octobre à décembre 1882 on a employé des vaccins excellents au point de vie de l’éloignement de tout accident de vaccination comme je l’ai déjà doit dans une note du 18 déc. 1882 à l’Académie des Sciences ; mais ces vaccins n’ont encore été éprouvés par vous que peu de temps après des vaccinations afin de s’assurer qu’ils vaccinaient. Ils vaccinent en effet, très bien. Quelle sera la durée de l'immunité avec ces vaccins ? Nous ne l'avons pas éprouvé encore. Vous pourrez le faire utilement.
Veuillez agréer, monsieur le Directeur…

 


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