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Genet, Jean
MIRACLE DE LA ROSE. LYON, L’ARBALÈTE, 1946.
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Genet, Jean
MIRACLE DE LA ROSE. LYON, L’ARBALÈTE, 1946.
Fort in-4 (282 x 223 mm). Cartonnage de l'éditeur beige.
Cartonnage légèrement sali.

Édition originale.

Un des 475 exemplaires (n° 349), tous sur vélin pur fil Rives (seul grand papier).

Long envoi autographe signé à Jean Marais (4 p.) :
"Mon petit Jeannot, je ne te répéterai pas ce que me fut à Nice, l’apparition au téléphone de ta voix. Sache cependant que c’est elle qui continue malgré toi, d’être -- pour moi -- ta plus merveilleuse expression. Puisque Paul [Morihien] t’offre ce livre, sache du moins, qu’écrit à Villefranche, il l’était sous ta protection. Harcamone est donc moins revêtu de la magnificence de mon sang que de la pourpre de ces oripeaux suspendus aux épaules de Néron et dégoulinant jusqu’à ses chevilles pour les blesser. Mon Jeannot, tu es un ami et toutes tes violentes mauvaises humeurs n’empêcheront pas que tu sois encore et malgré mon petit copain un petit vermisseau dans un étui d’écorce. A toi, Jean Genet."

Jean Genet avait rencontré Jean Marais par l'intermédiaire de Jean Cocteau, qu'il avait connu en février 1943. Cocteau avait convaincu son secrétaire Paul Morihien de se faire éditeur (voir lot 88).

Trois corrections autographes au crayon.

Provenance : Jean Marais (envoi).

[On joint :]
Genet, Jean. Longue lettre inédite autographe signée à Jean Cocteau (Nice, [mai 1943], 2 p. sur un feuillet in-4 de papier rose, pliure centrale).
La lettre date de l'année de sa rencontre avec Cocteau (février). Arrivé à Nice, Genet a lu le Rappel à l'ordre (1926) de Cocteau et d'autres textes, il travaille aux Enfants du malheur ("J'écris chaque jour 6 pages des enfants du malheur"), texte qui devait faire partie du Miracle de la Rose et dont le manuscrit initial sera détruit par un gardien de prison en décembre 1943.

Il recommande la discrétion à Cocteau, qui va faire paraître sous le manteau Notre-Dame-des-Fleurs : "Promets-moi, mon petit Jean, de prendre bien soin de ma gloire. C'est-à-dire qu'il ne faut pas que l'on fasse de la publicité de mon livre, dans les journaux, si aucun article." Pour son roman paru sans nom d'auteur, Genet tient en effet à rester caché. Il évoque quatre italiens "très beaux et très jeunes" qu'il "aime passionnément", une aventure avec le chasseur du Maxim's, et l'argent perdu au Casino.

Dans cette lettre très amicale, évoquant Jean Marais, Bérard et Paul Morihien, son futur éditeur, il se rappelle de ce que ses amis lui ont dit : "Ta vraie famille, c'est nous".


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