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馬索·里維埃收藏

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巴黎

Statue, Fang, Gabon
FANG FIGURE, GABON

來源

Collection Paul Guillaume (1891-1934), Paris
Collection Albert Sarraut, Paris
Loudmer, Paris, 2 juillet 1987, n° 285
Collection Armand Arman (1928-2005), Paris / New York, acquis lors de cette vente
Sotheby's, New York, 19 novembre 1999, n° 286
Eduardo Uhart, Paris
Collection Marceau Rivière, Paris, acquis ca. 2000

Socle de Kichizô Inagaki (1876-1951)

展覽

Marseille, musée de la Vieille Charité, Arman et l'Art Africain, 23 juin - 30 octobre 1996 / Paris, Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie, 3 décembre 1996 - 17 février 1997 / Cologne, Rautenstrauch-Joest Museum, mars - juin 1997
New York, The Museum for African Art, African Faces, African Figures: The Arman Collection, 9 octobre 1997 - 19 avril 1998
Nogent-le-Rotrou, Musée municipal du Château Saint-Jean, Arman (1928-2005), 13 janvier - 12 mars 2007

出版

Nicolas et allii, Arman et l'Art Africain, 1996, p. 81, n° 30
Nicolas et alii, African Faces, African Figures. The Arman Collection, 1997, p. 109, n° 74
Reut, Arman (1928-2005), 2007, p. 71, n° 62

相關資料

Cette effigie ancestrale dénote, dans son expression sculpturale, tant l’individualité de son auteur que la personnalité des collectionneurs qui, en Occident, ont marqué son histoire.

La silhouette élancée et la plénitude du visage, dont le front en quart de sphère surplombe la face creusée « en cœur », l’inscrivent dans la haute tradition sculpturale des Fang Ntumu (Nord-Gabon). Aux canons de ce style classique privilégiant la vision frontale répond, de profil et de dos, l’exceptionnelle radicalisation des volumes, née de la vision de l’artiste.

L’épine dorsale, synthétisée en un plan épuré, engage dans sa pliure le mouvement des épaules et du visage, tendus vers l’avant. Dans un équilibre absolu, la gestuelle converge vers le nombril, rappel du lien unissant les vivants, tandis que celle déployée par le cou annonce l’importance accordée, dans la pensée Fang, à la tête - signe de vitalité et de puissance sociale (cf. Perrois, Fang, 2006, p.39). Sur le visage, les traces de micro-prélèvements témoignent du rôle magico-religieux de ce byéri, garant de l’équilibre de la communauté, appelant l’ancêtre honoré à veiller sur sa descendance. Son archaïsme, conjugué à la modernité du geste artistique, reflète le goût des collectionneurs qui l’ont autrefois possédée : le marchand Paul Guillaume qui bouleversa dans l’entre-deux-guerres le regard sur l’art Fang, son ami l’académicien Albert Sarraut, proche des cercles artistiques de l'avant-garde parisienne, puis l’artiste Armand Arman.  

 

This ancestral effigy reveals the individuality of the carver by the unique sculptural expression.

The sleek silhouette and the fullness of the face, with its quarter-sphere forehead overhanging the “heart-shaped” face, place this figure within the high sculptural tradition of the Fang Ntumu (North-Gabon). The canons of this classical style, which favours frontal views, stand in contrast, to the exceptional radicalization of volumes, born from the vision of the artist himself.

The backbone, synthesized as a clean plane, draws with it as it bends the movement of the shoulders and face reaching forward. Attaining a perfect balance, this gesture converges towards the navel - a reminder of the link that unites the living. The movement of the neck reveals the importance placed on the head in Fang culture - a sign of vitality and social power (cf. Perrois, Fang, 2006, p.39). On the face, traces of micro-sampling attest to the magic-religious role of this Byeri, called upon to ensure equilibrium within the community and beseeching the honoured ancestor to watch over his descendants. Its archaism, combined with the modernity of the artistic approach, reflects the taste of collectors who once owned it. The art dealer Paul Guillaume, who completely transformed the general view on Fang art between the two World Wars, his friend, the academician Albert Sarraut, close to artistic circles within the Parisian avant-garde, and later the artist Armand Arman.

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