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馬索·里維埃收藏

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Statue, Dogon, Mali
DOGON FIGURE, MALI

來源

John J. Klejman (1906-1995), New York
Collection du Dr. Cook, Seattle
Collection Harvey Menist (1930-1982), Amsterdam, ca. 1977
Collection Gerard Schraverus, Helviet
Sotheby's, New York, 19 novembre 1999, n° 22
Pierre Dartevelle, Bruxelles, acquis lors de cette vente
Collection Marceau Rivière, Paris, acquis ca. 2000

展覽

Tours, Château de Tours, Image de la Femme dans l'Art Africain, 21 octobre - 3 décembre 2000 / Nogent-le-Rotrou, Musée municipal du Château Saint-Jean, 9 décembre 2000 - 29 janvier 2001

出版

Joubert, Félix et Rivière, Image de la Femme dans l'Art Africain, 2000, n° 32

相關資料

Dans la magistrale étude qu'elle a consacrée à la statuaire Dogon, Hélène Leloup, s'appuyant à la fois sur les publications des premiers informateurs (en particulier Desplagnes) et sur ses observations in situ, a divisé les sculptures Dogon en deux grandes écoles. La première, issue des migrations du Nord, est toujours installée dans l'Ouest et le Nord du Plateau de Bandiagara. La seconde, provenant de la migration Mandé, est arrivée dans le Sud pour investir ensuite la presque totalité du Plateau.

Le Nord-Ouest constitue le domaine du style dit "Djennenké", dont les populations se réclament toutes de l'ancien empire du Wagadou, situé en Mauritanie, aussi appelé "Ghana". L'art dit "Djennenké" s'est développé au Nord-Ouest du Plateau de Bandiagara, entre les XIet XVe siècle, date de la conquête Songhaï et de l'islamisation des populations (Leloup, 1994, Statuaire Dogon, p. 119-136).  La pose hiératique : debout, le corps droit, les jambes fléchies, les bras collés le long du corps, les mains reposant sur les genoux est signe de déférence, de respect de la femme qui salue son mari. Elle constitue une attitude très classique dans l'art des Dogon, en particulier pour la statuaire féminine. Le sculpteur a joué sur une opposition entre les longues verticales - accentuées à l'arrière par la surface strictement plane du dos - et les courtes lignes obliques et parallèles des seins, des avant-bras et des genoux. Le visage est projeté en avant, encadré par les épaules saillantes ; les yeux en amande sont cerclés par des paupières ourlées, le nez sculpté en ancre, et la petite bouche aux lèvres saillantes. Elle porte une coiffe complexe, les nattes rassemblées au sommet en une crête sagittale. La très belle patine sombre, alternant les surfaces brillantes et croûteuses atteste de son ancienneté.

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