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巴黎

Statue, Dan, Côte d'Ivoire
DAN FIGURE, CÔTE D'IVOIRE

來源

Henri Kamer, Paris, ca. 1957
Collection Marceau Rivière, Paris, acquis ca. 1979

展覽

Thouars, Bibliothèque municipale de Thouars, Exposition d’Art Africain, 13 - 16 avril 1979
Paris, Ecole Supérieure Internationale d’Art et de Gestion, Art Africain, 23 Avril - 3 Mai 1991
La Flèche, Château de Carmes, Arts premiers de Côte d'Ivoire, 11 janvier - 3 mars 1997 / Nogent-le-Rotrou, Musée municipal du Château Saint-Jean, 8 mars - 28 avril 1997

出版

Kamer, Arte Negra, 1973, n° 75
Rivière, Les chefs-d'œuvre africains des collections privées françaises, 1975, p. 43
Rivière, Exposition d’Art Africain, 1979, n° 19 et couverture
"Les expositions : Thouars, Bibliothèque municipale", Arts d’Afrique Noire, Automne 1979, n° 31, p. 13
Rivière et Lehuard, Art Africain, 1991, n° 8
Boyer, Girard et Rivière, Arts premiers de Côte d'Ivoire, 1997, p. 51 et 128, n° 34
Tribal Art Magazine, Eté 2003, n° 3, p. 63

相關資料

En pays Dan, les statues, aujourd’hui extrêmement rares dans les collections, suscitaient l’admiration du sculpteur qui en était l’auteur par ses contemporains : « Ces lü me (effigies de bois) étaient généralement le portrait d’une femme estimée par son mari – chef ou notable – qui l’avait commandé au sculpteur. Il prenait avec faste possession de la statuette, puis la dissimulait jalousement et ne la montrait plus que dans certaines circonstances, lors de la visite d’hôtes de marque, par exemple, pour rehausser son prestige à leurs yeux » (Verger-Fèvre in Barbier, Arts de la Côte d’Ivoire, Vol. 2, 1993, p. 67).

Traduisant les critères esthétiques Dan (rondeur des volumes, stabilité de la pose, long cou annelé), cette œuvre s’affirme par l’interprétation du visage et de détails anatomiques, tels que les doigts de pied. Elle s’impose également par la puissance de ses formes et le hiératisme de sa posture - bras et jambes écartés du corps, ces dernières légèrement fléchies, le pied posé sur un patin formant sandale – tout en partageant des affinités avec la maternité présentée au musée du Quai Branly – Jacques Chirac (inv. n° 73.1963.0.163), notamment dans la forme particulière de la poitrine et celle, épannelée, des mains. Interprétant avec force l’idéal de la beauté féminine Dan, cette figure est le témoin d’un corpus d’exception : « commandées par des chefs aux meilleurs sculpteurs » (Neyt, Trésors de Côte d’Ivoire, 2014, p. 58). La beauté sculpturale de cette femme idéalisée reflète ainsi le talent remarquable d’un sculpteur qui, tout en respectant les canons traditionnels, est parvenu à imposer dans son œuvre sa vision artistique.

In the Dan country of Ivory Coast the artists who created statues, now extremely rare in collections, were greatly admired by their contemporaries: "the lü me" (wooden effigy) was typically a portrait of a woman esteemed by her husband- a chief or important figure- who commissioned the work from a sculptor. The husband would take possession of the figure with some pomp, then hide it away jealously, showing it only on special occasions. He might, for example, display the sculpture to distinguished visitors in order to enhance his prestige in their eyes.” (Verger-Fèvre in Barbier, Art of Côte d'Ivoire, Vol. 2, 1993, p. 67).

Embodying the aesthetic criteria of Dan sculpture (roundness of volumes, stability of pose, long ringed neck), this work is notable for the interpretation of the face and distinct anatomical details, such as the toes.  It is remarkable in the power of its forms and its hieratic posture - arms and legs spread apart from the body, knees slightly bent, foot resting on a sole forming a sandal. The figure shares features with the maternity figure in the collection of the Musée du Quai Branly - Jacques Chirac (inv. n° 73.1963.0.163), particularly in the singular shape of the chest and the bluntly shortened fingers. A strong interpretation of Dan ideas of feminine beauty, this figure is representative of an exceptional corpus: "commissioned by chiefs from the best sculptors" (Neyt, Trésors de Côte d'Ivoire, 2014, p. 58). The sculptural beauty of this woman thus reflects the remarkable talent of a sculptor who, while respecting traditional canons, has succeeded in imposing his artistic vision through his work.

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