拍品 246
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TALLEYRAND. L.S. AU CITOYEN BELLEVILLE, [25 DÉCEMBRE 1801]. 1 P. IN-FOLIO + 2 LETTRES ET UN PORTRAIT

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4,000 - 6,000 EUR
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描述

  • Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de
  • Lettre signée comme ministre des Relations extérieures au diplomate Charles Godefroy Redon de Belleville. Paris, 4 nivôse an IX [25 décembre 1801].
Une page in-folio (333 x 204 mm), en-tête et vignette gravée. Signée "Ch. Maurice Talleyrand". Sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise contre Bonaparte. Il transmet la nouvelle de l’attentat de la rue Saint-Nicaise contre Bonaparte au commissaire général des relations commerciales en Toscane. "Je vous transmets, Citoyen, les journaux du jour. Vous y lirez avec horreur la nouvelle d'un attentat médité contre le Premier consul. Les circonstances du crime vous apprendront quelle vile et exécrable espèce d'hommes en ont été les instruments. Le Génie de la France a encore une fois sauvé ses jours. Quelles que soyent les conjectures qu’on formera sur la première impulsion, l'Europe en apprenant que le forfait n'a pu être commis, se convaincra de plus en plus que la destinée d'un grand homme est sous la sauvegarde même du Ciel, qui l'a placée trop au-dessus d'une poignée de scélérats pour qu'il lui soit donné de l'atteindre et d'en interrompre le cours. L'attentat n'a pas été imprévu : il a été médité par des hommes qui ont pris une part plus ou moins prédominante dans les horreurs de la révolution, et qui toujours ont pris soin d'effrayer d'avance par l'annonce de leurs infernales entreprises. Celle-ci avait été annoncé il y a six semaines. La voix publique réclame hautement un redoublement de précautions. Le Premier consul doit cette déférence à l'enthousiasme dont il est l'objet, de satisfaire la sensibilité nationale en autorisant, autour de lui, une plus active surveillance". Cet attentat, ou "conspiration de la machine infernale" d’après la nature de la bombe qui fit une vingtaine de morts et de blessés le 24 décembre 1801, provoqua une sévère répression dans le milieu des anciens jacobins, jusqu’à l’arrestation et l’exécution des coupables, un groupe de royalistes vendéens. Référence : lettre publiée sur www.le-prince-de-talleyrand.fr [On joint, du même :] Lettre signée et lettre manuscrite (copie), à François Cacault, ministre plénipotentiaire à Rome, non datée et 4 germinal an IX (25 mars 1801). Au moment des négociations autour du Concordat de 1801, Talleyrand demande de renvoyer le cardinal Maury, "prêtre turbulent" qui doit être considéré comme un ennemi de la France : "son séjour sur le territoire ecclésiastique ne convient ni au caractère de modération du St Père ni aux rapports de bonne intelligence qui lient actuellement les deux états" (1 p. in-folio chacune, bord supérieur découpé à la première lettre, portrait gravé joint).