Lot 13
  • 13

PABLO PICASSO | Trois mains au gobelet

Estimate
350,000 - 450,000 EUR
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Bidding Closed

Description

  • 巴布羅·畢加索
  • Trois mains au gobelet
  • signé Picasso (en bas à gauche)
  • fusain et craie sur papier
  • 61,5 x 48 cm; 24 1/4 x 18 7/8 in.
  • Executed in Fontainebleau in summer 1921.

Provenance

Max Pellequer, Paris
Galerie Ernst Beyeler, Bâle
Walter Feilchenfeldt, Zürich (acquis avant 1968)
Professor Gustav Stein, Cologne (acquis en1969)

Exhibited

Bielefeld, Kunsthalle, Picassos Klassizismus, 1988, no. 41, reproduit dans le catalogue

Literature

Christian Zervos, Pablo Picasso, supplément aux années 1920-1922, Paris, 1975, vol. XXX, no. 258, reproduit pl. 83
Josep Palau i Fabre, Picasso: From the Ballets to Drama (1917-1926), Barcelone, 1999, no. 1107, reproduit p. 296
Picasso's Drawings, 1890-1921: Reinventing Tradition (catalogue d'exposition), The Frick Collection, New York & National Gallery of Art, Washington, D.C., 2011-12, mentionné p. 267

Condition

Support This large drawing by Picasso is on a sheet of blue/grey paper, which has typically become lightened to grey by the action of light. This is demonstrated at the edges where the darker original tone shows on all sides where it has been protected from the light. The condition of the sheet is very good with no tears or losses. There are pinholes at all four corners. Medium The medium is in excellent, sharp condition. Note: This work was viewed outside studio conditions
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Catalogue Note

Trois mains au gobelet date de l’été 1921. Picasso le passe à Fontainebleau, non loin du château de François 1er. Il est accompagné de la gracieuse Olga, une des danseuses de la troupe de Diaghilev, rencontré sur les planches de Parade. En 1918, il l’épousait avec la bénédiction d’Apollinaire et Max Jacob. Né en 1921, le petit Paulo fait partie du séjour.

A l’époque et durant ce séjour bellifontain de trois mois, Picasso explore avec ardeur, avec exclusivité presque, le thème des femmes à la fontaine. Achevée à Fontainebleau en 1921 et conservée au MoMA, la toile monumentale intitulée Femmes à la fontaine peut être considérée comme le pendant féminin de La Flûte de Pan (1923), autre chef d’œuvre absolu de la période.

Il est intéressant de noter qu’une œuvre de ce genre, où l’empreinte néoclassique de Picasso se dessine de manière assurée, date de la période où Picasso fréquente les italiens maniéristes en résidence à la cour de France, en plein XVIème siècle.

Il faut dire que le néoclassicisme de Picasso, s’il est magistral voire implacable dans le rendu, est d’une conjonction voire d’une concrétion de sources d’inspiration. Les cinq albums de dessins réalisés entre 1919 et 1923 reflètent cette profusion des expériences et des styles de l’époque et dévoilent les sources et les cheminements imprévisibles, parfois contradictoires, des œuvres maîtresses" de la période (Musée Picasso, Carnets, Catalogue des dessins, vol.1, Paris, 1996, p. 287). L’Antigone de Cocteau est passée par là. Mais aussi l’Arcadie de Poussin et de Renoir. Il en va de même et également de l’Italie où Picasso voyage en 1917. La Grèce bien sûr figure au panthéon des influences : dans un des carnets dits "classiques", l’on trouve deux copies rapides d’après les frises de Diane et Aphrodite du Parthénon vues en 1919 au British Museum. "Elles constituent la source d’inspiration incontestable du cycle des Femmes à la fontaine et des maternités drapées qui reprennent les formes généreuses et monumentales, la pose élégante et naturelle du modèle grec, tout en incarnant un idéal de fécondité et de prospérité plus autobiographique qu’idéologique, dans son cas" (opus cité, p. 289).