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Rimbaud, Arthur
LETTRE AUTOGRAPHE À SA SŒUR ISABELLE, SIGNÉE RIMBAUD, DATÉE MARSEILLE LE 17 JUIN 1891.
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Rimbaud, Arthur
LETTRE AUTOGRAPHE À SA SŒUR ISABELLE, SIGNÉE RIMBAUD, DATÉE MARSEILLE LE 17 JUIN 1891.
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R. & B. L. 藏書閣珍藏第七部分 十九世紀下半葉(1840–1898年)善本——初版-評論-親筆簽名信及手稿

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巴黎

Rimbaud, Arthur
LETTRE AUTOGRAPHE À SA SŒUR ISABELLE, SIGNÉE RIMBAUD, DATÉE MARSEILLE LE 17 JUIN 1891.
1 page grand in-4 (263 x 209 mm), à l’encre noire sur papier rayé. Un passage porte en marge une très curieuse note autographe inédite d’Isabelle Rimbaud, signée de ses initiales, sous chemise demi-maroquin noir moderne.

Rimbaud inquiet pour sa sœur Isabelle.

Tragique et curieuse lettre, reflétant à la fois le calvaire de Rimbaud opéré et ses difficultés avec sa famille.

Cette lettre est écrite de l’Hôpital de la Conception, où Rimbaud avait été amputé de la jambe le 27 mai. Sa mère, venue à son chevet, était ensuite repartie brusquement pour Roche, d’où elle avait reçu de mauvaises nouvelles sur la santé d’Isabelle.

Rimbaud a bien eu son billet avec deux lettres renvoyées du Harar. Mais n’a-t-elle rien reçu d’autre pour lui de là-bas ? Nouvelles de sa santé : [...] je ne suis pas encore descendu de mon lit. Le médecin dit que j’en aurai pour un mois, et même ensuite je ne pourrai commencer à marcher que très lentement. J’ai toujours une forte névralgie à la place de la jambe coupée, c’est-à-dire au morceau qui reste. Je ne sais pas comment cela finira. Enfin je suis résigné à tout, je n’ai pas de chance !

Il poursuit en témoignant son inquiétude pour sa sœur : Mais que veux-tu dire avec tes histoires d’enterrement ? Ne t’effraies [sic] pas tant, prends patience aussi, soignes-toi [sic], prends courage. Hélas je voudrais bien te voir, que peux-tu donc avoir ? Il lui conseille de se résigner et ne pas se désespérer.

Détail qui n’est signalé que dans la récente édition de Jean-Jacques Lefrère, ce passage porte en marge une singulière annotation au crayon signée par Isabelle Rimbaud de ses initiales : Simulation dont je me déclare moralement innocente. I.R. Ces lignes paraissent indiquer que Vitalie Rimbaud aurait pris comme prétexte une maladie d’Isabelle, pour quitter le chevet de son fils. J’étais très fâché quand maman m’a quitté, je n’en comprenais pas la cause. Mais à présent il vaut mieux qu’elle soit avec toi pour te faire soigner. Demande-lui excuse...

Par la suite, comme le souligne Lefrère, Rimbaud n’enverra plus ses lettres qu’à sa sœur, avec parfois un vouvoiement lorsqu’il s’adressait aussi à leur mère. La dernière ligne est tragique dans sa brièveté : Au revoir donc, mais qui sait quand ?

La lettre porte le chiffre 106, en haut au crayon rouge.

De la collection baronne Alexandrine de Rothschild (29 mai 1968, n° 91).

Correspondance, éd. de J.-J. Lefrère, Fayard, 2007, p. 897 ; Œuvres complètes, éd. d’André Guyaux, Pléiade, 2009, p. 775.

Quelques rousseurs.


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