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[Proust, Marcel] -- Jacques Truelle
2 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES À MARCEL PROUST. ROME, [FIN AOÛT-SEPTEMBRE 1919 ?] ET [VERS LE 15 OCTOBRE 1919 ?].
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[Proust, Marcel] -- Jacques Truelle
2 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES À MARCEL PROUST. ROME, [FIN AOÛT-SEPTEMBRE 1919 ?] ET [VERS LE 15 OCTOBRE 1919 ?].
16 pages in-8 (212 x 134 et 182 x 115 mm, ces dernières à en-tête de l’Ambassade de France).

Belles lettres inédites écrites d’Italie, pleines de réminiscences de la Recherche.

Parti en mission à Rome pour les Affaires étrangères au milieu du mois d'août 1919, Jacques Truelle (1801-1945) écrit deux longues lettres qui, au récit de sa vie d’exilé, mêlent des comparaisons avec les personnages et les lieux de la Recherche. De là où il est, il ne peut, comme Saint-Loup de Doncières, prendre le train pour rejoindre et consoler son ami à Balbec. Il évoque des personnages ressemblant à Norpois, et d’autres auprès desquels Cottard et Mme Bontemps sont des "sublimes intelligences". Il évoque des "jeunes filles en fleurs" qu’il ne rencontrera jamais, les difficultés de Proust à trouver un autre appartement, les lieux qu’il visite, et développe l’admiration qu’il a pour son ami et pour son œuvre.

Dans la seconde lettre, Truelle répète à quel point Proust lui manque. "Balbec, Combray, Méséglise font partie, pour moi, désormais, d’un pays secret où vous m’avez emmené […], mais dont les arbres et les chemins m’ont si vivement émus que je n’en veux plus voir d’autres." Il raconte comment un poète médiocre lui semblait stupide jusqu’au moment où celui-ci lui a demandé s’il avait lu À l’ombre des jeunes filles en fleurs ; telle la madeleine trempée dans une tasse de tilleul dans le roman, cette évocation transporte Truelle ailleurs, à tel point qu’il pastiche presque Proust : "je ne pensais qu’aux aubépines, à la rue du village de Combray, au parfum des madeleines du pâtissiers. J’avais si bien oublié l’endroit et les gens que j’ignore encore si le banquier allemand ne m’a pas alors vanté Heindenbourg, ou si le poète médiocre ne m’a fait une maison de D’Annunzio […]. Et quelle déception quand j’ai fini par réaliser qu’il y avait là un lac, des Allemands, que Combray était si loin et qu’il n’était si beau que parce que Marcel Proust l’avait fait ainsi."

Provenance : Robert et Marthe Proust. -- Jacques Guérin, offert à l’actuel propriétaire.


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