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Proust, Marcel
BROUILLON DE LETTRE AUTOGRAPHE À MME DE CHEVIGNÉ. [22 AVRIL 1917.]
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BROUILLON DE LETTRE AUTOGRAPHE À MME DE CHEVIGNÉ. [22 AVRIL 1917.]
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Proust, Marcel
BROUILLON DE LETTRE AUTOGRAPHE À MME DE CHEVIGNÉ. [22 AVRIL 1917.]
Une page (179 x 133 mm) et quelques lignes sur un bifeuillet. Filigrane "Imperial Century".

Lettre insultante au modèle de Mme de Guermantes. Après un dîner au Ritz chez la princesse Soutzo, un drame survient : Mme de Chevigné comprend que Proust lui a menti en disant ne plus jamais sortir.

"Madame, La dureté -- et à un autre point de vue, la médiocrité, partielle, d’une personne qu’on a tant aimée, tant admirée -- même vingt ans après ne laisse pas indifférent. Peut’être ne pas avoir dormi un quart d’heure depuis six jours et m’être levé malgré cela pour ce dîner m’avait-il rendu plus sensible. Car l’extrême fatigue, comme la convalescence, pour bien peu de chose, grise ou fait pleurer."

Probablement très ébranlé par l’incident, Proust a rédigé plusieurs brouillons de cette lettre (celui-ci et un autre édité par Kolb, XVI, n° 45), qui n’a probablement jamais été envoyée : "on a du mal à croire que Mme de Chevigné, après avoir reçu une lettre si insultante, ait pu, quelques mois plus tard, dîner au Ritz avec Proust et transmettre de sa part de "tendres messages" à Cocteau" (Fr. Leriche, in Lettres, Plon, 2004, p. 1203).

Proust avait rencontré Mme de Chevigné en 1892 ; il en fera le principal le modèle de la duchesse de Guermantes dans Du côté de Guermantes (voir lot 122).

Provenance : Robert et Marthe Proust. -- Jacques Guérin, offert à l’actuel propriétaire.


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