- 141
Paire de pots-pourris en laque du Japon et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1785
描述
- Haut. 11,5 cm, diam. 8,5 cm
- Height 4 1/2 in; diam. 3 1/3 in
來源
出版
M. Kopplin et C. Baulez, Les laques du Japon, Collections de Marie-Antoinette, Paris, 2001
P.X. Hans, « Laques du Japon », catalogue de l’exposition Marie-Antoinette, Paris, 2008, pp. 194-200
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
拍品資料及來源
A ce titre, le rôle joué par ces derniers dans cette production de grand luxe fut primordial. Rares sont les laques montés qui nous sont parvenus, contrairement aux porcelaines, ce qui s’explique en partie par leur procédé de fabrication, plus lent et plus complexe, et par leur grande fragilité. En conséquence, leur prix était à l’époque bien plus élevé que celui des porcelaines. A Paris, la mode de ces précieux objets montés se développa dès le second quart du XVIIIe siècle et seuls les laques japonais eurent la préférence des riches collectionneurs. Magnifiés par leurs montures, ils devinrent rapidement des objets très prisés et furent considérés comme de véritables œuvres d’art par les amateurs, séduits par la beauté et la perfection technique de ces laques conjugués à l’éclat du bronze doré.
La collection de laques japonais de la reine Marie-Antoinette fut l’une des plus belles de l’Ancien Régime. Héritée en grande partie de sa mère l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, elle avait également pour la souveraine une importante valeur sentimentale et était disposée dans son appartement intérieur à Versailles, notamment son grand cabinet doré, où elle faisait partie intégrante du décor quotidien de la reine.
Au XIXe siècle, parmi les grandes collections françaises de laques japonais figurèrent en particulier celle d’Adolphe Thiers, qui légua en 1884 au Louvre un nombre appréciable de ces objets précieux du XVIIIe siècle, ainsi que celle des frères Edmond et Jules de Goncourt qui réunirent également une importante collection d’art japonais. Plus près de nous, la collection du décorateur Daniel Pasgrimaud, d’où proviennent ces pots-pourris, témoigne admirablement de la fascination que continuent d’exercer de nos jours chez les grands collectionneurs ces objets d’exception ; notons que Daniel Pasgrimaud, grand donateur du Louvre, offrit à ce musée une coupe en jaspe sanguin montée en bronze doré provenant de la collection de Marie-Antoinette.