拍品 133
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Paire d’appliques au caducée et attribut de Mercure en bronze doré d’époque Louis XVI, vers 1785

估價
25,000 - 40,000 EUR
招標截止

描述

  • Haut. 27 cm, larg. 22 cm
  • Height 10 2/3 in; width 8 2/3 in
à deux lumières, le fût en forme de caducée avec deux serpents affrontés, la tige centrale ailée dans la partie haute, surmontée du casque Mercure, avec deux bras en cornes d’abondance et bouquet de fleurs et fruits

出版

S. Eriksen, Early Neo-Classicism in France, Londres, 1974, p. 353, pl. 353, pl. 209

H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, I, Munich, 1986, p. 290, fig. 4.16.10

D. Alcouffe, A. Dion-Tenenbaum et G. Mabille, Les bronzes d’ameublement du Louvre, Dijon, 2004, p. 163, cat. n° 82.

拍品資料及來源

Ce modèle trouve un écho direct dans celui de deux paires de bras à trois lumières à décor similaire de caducée ailé, de cornes d’abondance et de serpents affrontés, attribuées à Pierre Gouthière (1732-1813), et conservées au musée du Louvre à Paris(inv. OA 5254-5255) illustré ci-contre. Datée vers 1780, ces bras se trouvaient sous le Second Empire, ainsi qu’en témoignent des photographies anciennes, dans le cabinet de toilette de Napoléon III au palais de Saint-Cloud.

Des bras identiques à ceux du Louvre, mais à deux lumières seulement, formellement identifiés comme étant de Gouthière, firent partie de la collection du sculpteur Jean-Antoine Houdon, formant le lot n° 108 de sa vente qui se tint à Paris le 3 octobre 1795 : « une paire de bras à deux branches formées par des cornes d’abondance, le corps à caducée, enlacée de branches de lauriers, supporté par un nœud de rubans ; ils sont soigneusement ciselés et dorés par Gouthière. Hauteur : 21 pouces » (cité par G. Mabille, op. cit., p. 163, cat. n° 82).

Nos bras sont également à mettre en corrélation avec un autre modèle de bras, toujours à cornes d’abondance et serpents affrontés similaires mais couronné des attributs de Jupiter – un aigle prenant appui sur le foudre du Dieu - qui fut commercialisé à Paris par le marchand mercier Dominique Daguerre (actif de 1772 à 1796) qui en vendit une paire 672 livres, le 3 novembre 1788, pour le Cabinet de garde-robe de Louis XVI à Versailles. Des chaînes reliaient à l’origine l’aigle et les bobèches. Proposée à la vente à Harlem en 1794, vendue en 1973 et 1979, cette paire a pu être rachetée par le château de Versailles à l’occasion de cette dernière vente. Elle a aujourd’hui retrouvé sa place initiale, au-dessus de la cheminée du Cabinet du Roi. Au moins cinq autres exemplaires du modèle de Versailles sont aujourd’hui répertoriés, appartenant à des collections particulières. L’un d’entre eux fut vendu par Sotheby’s à Paris le 23 mars 2006, lot 92.