- 109
Vase à "têtes de Zéphyr"en porcelaine de Chine bleu poudré d'époque Qienlong (1736-1796) et monture de bronze doré d’époque Louis XVI par le bronzier Antoine-Philippe Pajot
描述
- Haut. 50 cm
- Height 19 2/3 in
來源
- Vente Sotheby's à Monaco, le 3 décembre 1994, lot 91
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
拍品資料及來源
Dans l’inventaire de son stock, en date du 13 janvier 1777, dressé à la mort de son épouse, on relève la présence dans son atelier d’ « une paire de vase servant de girandolle à fleurs de lis non monté. », c’est-à-dire non achevée et non dorée. Ces vases pourraient correspondre à la paire entièrement en bronze conservée dans la Salle de Danse du château de Pavlovsk. Sur notre vase, Pajot a réemployé la totalité des bronzes d’applique qui ornent les vases girandoles à fleurs de lys, la gangue ajourée de la base apparaissant ici comme indispensable à l’unité stylistique et à la solidité de l’ensemble.
On retrouve également dans l'inventaire que « trois vases de porcelaine bleue...pour y mettre des girandoles ». On ne peut exclure que ce vase fut conçu pour servir de pièce centrale à une garniture.
Conçu à la fin des années 1770, au début du règne de Louis XVI, le vase présenté est un des rares dont le bronzier, auteur du travail de monture, peut être identifié tout comme sur la paire de vases cornets. On retrouve la signature de Pajot sur une pendule à colonne cannelée et trophée militaire dans les collections royales anglaises (reproduite dans P. verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, 1987, p. 258).
Le château de Ferrières
C'est en 1829 que le banquier James de Rothschild (1792-1868), fondateur de la branche française des Rothschild fit l'acquisition du domaine de Ferrières en Seine-et-Marne. Désirant une demeure qui fut à la mesure de sa réussite et de ses ambitions, il fit raser le premier château et confia en 1854 à l'architecte anglais Joseph Paxton le soin de réaliser ce projet aux influences multiples. Pour la décoration intérieure, James de Rothschild fit appel à Eugène Lami (1800-1890), le célèbre peintre et aquarelliste de la vie mondaine qui ne tarda pas à jouer le rôle de directeur artistique et immortalisa le château grâce à toute une série de portraits d'intérieur. Si l'on ne s'extasiait pas toujours devant la beauté de Ferrières, on était subjugué par ce mélange de luxe et de confort que les châteaux français ignoraient et qui étaient plutôt une tradition et un héritage anglo-saxons.