拍品 109
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Vase à "têtes de Zéphyr"en porcelaine de Chine bleu poudré d'époque Qienlong (1736-1796) et monture de bronze doré d’époque Louis XVI par le bronzier Antoine-Philippe Pajot

估價
60,000 - 80,000 EUR
招標截止

描述

  • Haut. 50 cm
  • Height 19 2/3 in
de forme balustre en porcelaine de Chine bleu poudré, à monture de bronze doré : le col orné de perles et culots, les anses en forme de cordes tressées issues de masques de Zéphyr, réunies en façade par des guirlandes de feuillages et fleurs, le piédouche orné d'entrelacs ajourés et terminé par un tor ajouré de feuilles d'acanthe, reposant sur un socle quadrangulaire ; le bronze signé PAJOT sur le socle

 

來源

- Ancienne collection du baron James de Rothschild (1792-1868), au château de Ferrières, puis par descendance collection du baron Guy de Rothschild
- Vente Sotheby's à Monaco, le 3 décembre 1994, lot 91

Condition

Illustration is accurate. Porcelain: in good condition; minor chips inside the neck. Several traces of previous gilded decoration (flowers, leaves...) The mount: they are quite dirty and will benefit a light cleaning. Good chasing, naturalistic on flowers and leaves. There are some mercury gilding (ormoulu) traces on the mount therefore a close examination of them indicate a possible "flash" regilding. This soft regilding could have happened at the end of the 19th century to make it even more shiny. Some wear on flat surface at the base. Attractive object in good condition. Unusual design, interesting comparison with the pair of cornet vases which have some identical mounts and square base with PAJOT signature. The top circular mount previously fixed with plaster.
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拍品資料及來源

Œuvre d’Antoine-Philippe Pajot (vers 1730-1781), reçu maître fondeur le 30 juillet 1765, le vase à têtes de zéphyr est d’une originalité peu commune tant par sa conception que par sa monture. La pièce de porcelaine chinoise est employée renversée, le col servant de piédouche. Ce dernier est enserré par une importante gangue de bronze doré ajourée composée de feuilles et de fleurons. On retrouve ce modèle d’anses et de masques de Zéphyr sur une paire de vases cornets en porcelaine de Chine dont la monture est également signée Pajot (vente à Paris, étude Couturier - Nicolaÿ, le 28 mars 1990, lot 130).

Dans l’inventaire de son stock, en date du 13 janvier 1777, dressé à la mort de son épouse, on relève la présence dans son atelier d’ « une paire de vase servant de girandolle à fleurs de lis non monté. », c’est-à-dire non achevée et non dorée. Ces vases pourraient correspondre à la paire entièrement en bronze conservée dans la Salle de Danse du château de Pavlovsk. Sur notre vase, Pajot a réemployé la totalité des bronzes d’applique qui ornent les vases girandoles à fleurs de lys, la gangue ajourée de la base apparaissant ici comme indispensable à l’unité stylistique et à la solidité de l’ensemble.

On retrouve également dans l'inventaire que « trois vases de porcelaine bleue...pour y mettre des girandoles ». On ne peut exclure que ce vase fut conçu pour servir de pièce centrale à une garniture.

Conçu à la fin des années 1770, au début du règne de Louis XVI, le vase présenté est un des rares dont le bronzier, auteur du travail de monture, peut être identifié tout comme sur la paire de vases cornets. On retrouve la signature de Pajot sur une pendule à colonne cannelée et trophée militaire dans les collections royales anglaises (reproduite dans P. verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, 1987, p. 258).

Le château de Ferrières

C'est en 1829 que le banquier James de Rothschild (1792-1868), fondateur de la branche française des Rothschild fit l'acquisition du domaine de Ferrières en Seine-et-Marne. Désirant une demeure qui fut à la mesure de sa réussite et de ses ambitions, il fit raser le premier château et confia en 1854 à l'architecte anglais Joseph Paxton le soin de réaliser ce projet aux influences multiples. Pour la décoration intérieure, James de Rothschild fit appel à Eugène Lami (1800-1890), le célèbre peintre et aquarelliste de la vie mondaine qui ne tarda pas à jouer le rôle de directeur artistique et immortalisa le château grâce à toute une série de portraits d'intérieur. Si l'on ne s'extasiait pas toujours devant la beauté de Ferrières, on était subjugué par ce mélange de luxe et de confort que les châteaux français ignoraient et qui étaient plutôt une tradition et un héritage anglo-saxons.