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Paire de tables en bois satiné d’époque Louis XV, attribuée à Simon Oeben
描述
- Haut. 72 cm, larg. 88, prof. 45 cm
- Height 28 1/3 in; width 34 2/3 in; depth 17 3/4 in
Condition
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拍品資料及來源
Du style de son aîné, Simon retint plusieurs caractéristiques formelles, comme l’extrême dépouillement de la ligne de ces tables qui répond au jeu d’alternance des veines du bois satiné. Les montures de bronze doré y sont réduites au minimum pour mettre en valeur la beauté du bois. Ces tables rappellent la ligne des commodes « à la grecque » mise au point par Jean-François Oeben qui en livra dix-sept à madame de Pompadour pour son château de Ménars. La terminologie "commode à la grecque" a été étudiée par A. Pradère (Les Ebénistes Français de Louis XIV à la Révolution, Paris, 1989). Ce jeu d’alternance des veines se retrouve aussi sur des commodes « à la grecque », dont une estampillée par Jean-François Oeben (illustrée dans L’Estampille, L’Objet d’art, juillet-août 1989, p. 20) et une attribuée à Oeben provenant du château de Chanteloup (illustrée dans V. Moreau, Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Tours du 7 avril au 8 juillet 2007,Paris, 2007, p. 248-250, cat. n° 98). Les productions de Jean-François et de Simon sont si proches dans les années 1770 qu’il est parfois difficile de les différencier.
A l'instar de Jean-François enfin, Simon bénéficia également de commandes prestigieuses, émanant notamment du duc de Choiseul. Travaillant pour les différentes résidences du duc à Paris, Compiègne et Gennevilliers, c’est au château de Chanteloup que sa production fut la plus demandée : dans les années 1770 et jusqu’en 1785, il y livra de nombreux meubles d’ébénisterie, une facture mentionnant jusqu'à une quinzaine de petits meubles (tables à jouer et à écrire, tables de nuit et bidets) exécutés pour la seule année 1769 (in Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, Paris, 2007, p.240).