拍品 101
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Paire de tables en bois satiné d’époque Louis XV, attribuée à Simon Oeben

估價
40,000 - 60,000 EUR
招標截止

描述

  • Haut. 72 cm, larg. 88, prof. 45 cm
  • Height 28 1/3 in; width 34 2/3 in; depth 17 3/4 in
le plateau de forme rectangulaire partiellement ceint d'une galerie en bois massif, ouvrant à un grand tiroir sur le côté, reposant sur des pieds galbés terminés par des sabots rocaille en bronze doré ; (différences entreles sabots)

Condition

Illustration is fine the two tables certainly reunified. Very attractive to find them in pair. They have a different colour and aspect: the one at the back is more waxed, the front one with a quite bright varnish. The structure is solid and the overall condition is good. As said the gilt bronze feet are from a different model. Elegant and chic model, in pair; to recommend.
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拍品資料及來源

Frère cadet du célèbre ébéniste Jean-François Oeben, Simon Oeben (1722-1786) reprit l’atelier familial à la mort de son aîné en 1763. Leurs vies personnelle et professionnelle présentent de nombreuses similitudes. Tous deux épousèrent, à quelques années d’écart, les sœurs de Roger Vandercruse dit Lacroix, et tous deux furent nommés, tour à tour, ébénistes du Roi. Il est rare que leurs meubles portent leurs estampilles, Jean-François Oeben n’ayant commencé à apposer la sienne que deux ans avant sa mort, et ceux marqués du nom de Simon Oeben demeurant également peu nombreux. 

Du style de son aîné, Simon retint plusieurs caractéristiques formelles, comme l’extrême dépouillement de la ligne de ces tables qui répond au jeu d’alternance des veines du bois satiné. Les montures de bronze doré y sont réduites au minimum pour mettre en valeur la beauté du bois. Ces tables rappellent la ligne des commodes « à la grecque » mise au point par Jean-François Oeben qui en livra dix-sept à madame de Pompadour pour son château de Ménars. La terminologie "commode à la grecque" a été étudiée par A. Pradère (Les Ebénistes Français de Louis XIV à la Révolution, Paris, 1989). Ce jeu d’alternance des veines se retrouve aussi sur des commodes « à la grecque », dont une estampillée par Jean-François Oeben (illustrée dans L’Estampille, L’Objet d’art, juillet-août 1989, p. 20) et une attribuée à Oeben provenant du château de Chanteloup (illustrée dans V. Moreau, Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l’exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Tours du 7 avril au 8 juillet 2007,Paris, 2007, p. 248-250, cat. n° 98). Les productions de Jean-François et de Simon sont si proches dans les années 1770 qu’il est parfois difficile de les différencier.

A l'instar de Jean-François enfin, Simon bénéficia également de commandes prestigieuses, émanant notamment du duc de Choiseul. Travaillant pour les différentes résidences du duc à Paris, Compiègne et Gennevilliers, c’est au château de Chanteloup que sa production fut la plus demandée : dans les années 1770 et jusqu’en 1785, il y livra de nombreux meubles d’ébénisterie, une facture mentionnant jusqu'à une quinzaine de petits meubles (tables à jouer et à écrire, tables de nuit et bidets) exécutés pour la seule année 1769 (in Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, Paris, 2007, p.240).