- 176
Mallarmé, Stéphane
估價
2,000 - 3,000 EUR
Log in to view results
招標截止
描述
- Mallarmé, Stéphane
- ["Sur le rô","le de l'art selon Tolstoï","."]
- ink on paper
Une p. in- 8 (164 x 202 mm). Encre noire, nombreuses corrections, mots barrés.
Quand Tolstoï accuse Mallarmé d'hermétisme.
Après avoir publié en 1898 un résumé du livre de Tolstoï Qu'est-ce que l'Art ? sous le titre Le rôle de l'art d'après Tolstoï, Ely Halpérine-Kaminsky sollicita l'opinion de plusieurs artistes et écrivains qui avait été sévèrement critiqués par Tolstoï, notamment Mallarmé. L'auteur russe avait jugé Mallarmé inintelligible, hermétique et symptomatique d'une décadence avancée, s'appuyant notamment sur une version de "À la nue accablante tu..." corrompue par des coquilles : "Il existe, par exemple, des vers de Mallarmé ou de Maeterlinck qui n'ont pas le moindre sens, et, malgré cela, ou peut-être à cause de cela, ils sont imprimés par dizaines de milliers de volumes". Sans acrimonie, Mallarmé essaie de comprendre son illustre détracteur, dans lequel il voit le partisan d'un art essentiellement communicatif : "Tolstoï met en question l'existence même de l'Art, montre une fidélité clairvoyante". En outre, il se refuse à juger un ouvrage d'après un "abrégé, quelques fois une paraphrase, par vous tiré d'un haut ouvrage sincère, [...] des fragments lumineusement choisis et traduits".
Paru après la mort de Mallarmé dans La Grande Revue, en mars 1899.
Références : Correspondance, X, p. 221. -- Œuvres complètes, II, 670.
Quand Tolstoï accuse Mallarmé d'hermétisme.
Après avoir publié en 1898 un résumé du livre de Tolstoï Qu'est-ce que l'Art ? sous le titre Le rôle de l'art d'après Tolstoï, Ely Halpérine-Kaminsky sollicita l'opinion de plusieurs artistes et écrivains qui avait été sévèrement critiqués par Tolstoï, notamment Mallarmé. L'auteur russe avait jugé Mallarmé inintelligible, hermétique et symptomatique d'une décadence avancée, s'appuyant notamment sur une version de "À la nue accablante tu..." corrompue par des coquilles : "Il existe, par exemple, des vers de Mallarmé ou de Maeterlinck qui n'ont pas le moindre sens, et, malgré cela, ou peut-être à cause de cela, ils sont imprimés par dizaines de milliers de volumes". Sans acrimonie, Mallarmé essaie de comprendre son illustre détracteur, dans lequel il voit le partisan d'un art essentiellement communicatif : "Tolstoï met en question l'existence même de l'Art, montre une fidélité clairvoyante". En outre, il se refuse à juger un ouvrage d'après un "abrégé, quelques fois une paraphrase, par vous tiré d'un haut ouvrage sincère, [...] des fragments lumineusement choisis et traduits".
Paru après la mort de Mallarmé dans La Grande Revue, en mars 1899.
Références : Correspondance, X, p. 221. -- Œuvres complètes, II, 670.