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[Mallarmé, Stéphane]

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描述

  • [Mallarmé, Stéphane]
  • Lettre adressée à Georges Clemenceau. Copie de la main de Geneviève. [19 août 1894].
  • ink on paper
1 p. in-8 (180 x 155 mm).

À propos de son projet de Fonds littéraire qu’il espère voir se constituer à partir des droits d’auteurs perçus sur les œuvres tombées dans le domaine public (voir lot 143). Ayant exposé cette idée dans Le Figaro du 17 août, Mallarmé se réjouit de la réponse de Clemenceau dans La Justice du surlendemain.



"Je suis fier à un point ! que ce projet du Fonds Littéraire obtienne votre approbation si magnifiquement […]. Je fais le premier vos restrictions. Abstraitement je serais pour l’Académie, qui est une belle fondation française. Dans les faits, malgré que dépositrice d’une fortune nationale elle ne puisse la gérer comme elle le fait de la sienne propre, je préfère et réclame un libre Comité de répartition". Il espère avoir dans l’automne l’occasion d’enfin rencontrer Clemenceau "comme me le promit notre cher Mirbeau". C’est effectivement par l’entremise d’Octave Mirbeau que les deux hommes qui correspondaient depuis un certain temps et se vouaient une "ancienne et fervente admiration", selon les mots de Mallarmé lui-même, finirent par se rencontrer quelques mois plus tard.



Cette lettre inédite sera incluse dans l'édition de la correspondance de Mallarmé en préparation par B. Marchal.



[On joint :]
Margueritte, Victor. Lettre autographe signée à Stéphane Mallarmé. Samedi [31 mai 1884]. Signée "Victor M". Une p. in-8. Papier imprimé à décor japonais, accompagné d’une enveloppe  ornée du même motif.
Curieux et laconique billet dont l’enveloppe est rédigée dans le style des quatrains-adresses de Mallarmé : "Dans la Seine et Marne, à Valvins / Par Avon ; -- ce mot ! Que Stéphane / Mallarmé le lise, sylvains, / Sous vos bois, dans l’air diaphane".
Petit-cousin de Mallarmé par sa mère, Victor Margueritte fut très tôt un fervent admirateur du poète, lui rendant souvent visite à Valvins et lui soumettant ses œuvres. Ainsi, comme en ce mois de mai 1884 lorsque, âgé d’à peine 18 ans, il lui annonça la publication de ses premiers poèmes et lui envoya le manuscrit d’un drame en vers, peut-être destiné au petit théâtre de Valvins sous la houlette de son "oncle Stéphane".