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Mallarmé, Stéphane
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1,000 - 1,500 EUR
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描述
- Mallarmé, Stéphane
- Lettre autographe signée à Berthe Morisot. Vendredi 16 décembre [1887].
- ink on paper
2 p. in-8 (173 x 113 mm).
Mallarmé avait pensé faire illustrer un recueil de ses poèmes en prose par Renoir, Monet, Berthe Morisot et Degas, mais Berthe Morisot lui ayant dit : "Renoir et moi sommes très ahuris ; nous avons besoin d’explications pour les illustrations", il lui répond par cette lettre : "Je réponds tout de même, parce que cela me trouble de vous savoir très ahurie : heureusement que derrière apparaît votre sourire". Il lui donne néanmoins davantage d’éclaircissements sur ce qu’il attend d’elle : "il m’a fallu attendre, et à présent encore, que fût fixé le format de mon volume : cependant, je vous envoie, en tant qu’instrument de torture, la page à illustrer, qui est le dernier morceau de la publication ci-jointe. À jeudi : on est malade autour de moi et s’excuse tristement d’être avec vous aussi fort en retard".
C’est "Le Nénuphar blanc" que Berthe Morisot devait illustrer. Le projet de publication n’aboutit pas ; Renoir seul produisit une illustration, qui constituera le frontispice de Pages (voir lot 135), paru chez Deman, en 1891.
Références : Correspondance, IV, p. 522 (voir aussi III, p. 151, n. 1 et 2).
Mallarmé avait pensé faire illustrer un recueil de ses poèmes en prose par Renoir, Monet, Berthe Morisot et Degas, mais Berthe Morisot lui ayant dit : "Renoir et moi sommes très ahuris ; nous avons besoin d’explications pour les illustrations", il lui répond par cette lettre : "Je réponds tout de même, parce que cela me trouble de vous savoir très ahurie : heureusement que derrière apparaît votre sourire". Il lui donne néanmoins davantage d’éclaircissements sur ce qu’il attend d’elle : "il m’a fallu attendre, et à présent encore, que fût fixé le format de mon volume : cependant, je vous envoie, en tant qu’instrument de torture, la page à illustrer, qui est le dernier morceau de la publication ci-jointe. À jeudi : on est malade autour de moi et s’excuse tristement d’être avec vous aussi fort en retard".
C’est "Le Nénuphar blanc" que Berthe Morisot devait illustrer. Le projet de publication n’aboutit pas ; Renoir seul produisit une illustration, qui constituera le frontispice de Pages (voir lot 135), paru chez Deman, en 1891.
Références : Correspondance, IV, p. 522 (voir aussi III, p. 151, n. 1 et 2).