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[Proust, Jeanne] -- Félix Mendelssohn

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描述

  • [Proust, Jeanne] -- Félix Mendelssohn
  • Le Songe d’une nuit d’été. Partition. Paris, Alfred Ikelmer & Cie, s.d.
  • PAPER
Touchante partition ayant appartenu à la mère de Marcel Proust.

Grand in-4 (138 x 164 mm). Toile chagrinée verte, titre doré sur le dos, initiales "JP" [Jeanne Proust] poussées au centre du plat supérieur. Petites rousseurs et traces d’usage.



Parfaite bourgeoise cultivée du tournant du siècle, Jeanne Proust parlait couramment l'anglais et l'allemand, savait le latin et jouait, ainsi que sa propre mère, extrêmement bien du piano -- piano à queue dont son fils a hérité. En lisant Jean Santeuil, on imagine les soirées de la famille Proust, et comment Mme Santeuil, inspirée de Mme Proust, joue des airs de Don Juan à son mari.



Cette touchante relique, transmise à Jacques Guérin en 1935, par l'intermédiaire de Marthe Proust, porte le chiffre de Jeanne Proust, qui ornait aussi ses mouchoirs de dentelle de Valenciennes ou la marqueterie de sa table à ouvrage en marqueterie Boulle (C. Albaret, Monsieur Proust, p. 75-76). Elle rappelle surtout l'influence de Jeanne dans les goûts de son fils, en particulier l'importance du piano dans son oeuvre, depuis les portraits de Chopin, Mozart et Schuman dans Les Plaisirs et les Jours, jusqu'à la sonate de Vinteuil, ou encore la prédilection de la marquise de Cambremer pour Chopin ou le pianola d'Albertine, qui jouait pour Marcel comme Jeanne avait joué pour Adrien.



Une page de garde porte l'inscription suivante de la main de Jacques Guérin : "Partition de Jeanne Proust, mère de Marcel Proust, donnée par Mme Robert Proust 1935". Les ventes Guérin présentent deux autres partitions ayant appartenu à Jeanne Proust (22 novembre 1985, 143, partition de Camille Saint-Saëns et Léo Delibes), mais pas celle-ci.



Provenance : Jeanne Proust. -- Marthe Proust. -- Jacques Guérin (annotation manuscrite).