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Haut de canne, Bara, Madagascar
STAFF FINIAL, BARA, MADAGASCAR
Estimation
30 00050 000
Lot. Vendu 68,750 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Haut de canne, Bara, Madagascar
STAFF FINIAL, BARA, MADAGASCAR
Estimation
30 00050 000
Lot. Vendu 68,750 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris

Haut de canne, Bara, Madagascar
STAFF FINIAL, BARA, MADAGASCAR

Provenance

Collection du commandant A. Gilbert (Responsable du Centre d’Instruction de la Garde Indigène), Fianarantsoa, Madagascar, ca. 1940
Offert à l’adjudant Jules Chedorge, ca. 1950
Transmis par descendance
Collection privée, France, acquis ca. 1987  

Exposition

Orvault, Château de la Gobinière, Madagascar, La civilisation du Zébu, 31 octobre - 7 décembre 2014

Bibliographie

Goy, Arts Anciens de Madagascar, 2015, p. 40, n° 11

Description

En 1937, Marius-Ary Leblond identifiait un sommet de canne Bara (aujourd’hui dans les collections du musée du quai Branly – Jacques Chirac, inv. n° MQB 71.1990.57.989) comme étant l’œuvre « du célèbre forgeron et fondeur bara, Tsida » (in Les Arts indigènes à Madagascar, p. 16-17). Les affinités formelles unissant cette œuvre à celle ici présentée, ainsi que l’égale virtuosité de leur élaboration (forgées en une unique feuille de métal), permettent de les attribuer à un seul et même artiste.

L’iconographie, classique, illustre de nombreuses créations artistiques de Madagascar : « Le zébu omby domine le plus souvent l’aloalo, poteau funéraire sculpté des Mahafaly […]. Le zébu, figure tutélaire, symbole de prospérité et de richesse, voire de royauté, nourrit le mythe et l’homme. […] On dit chez les anciens que si la chair du zébu est servie au repas des vivants, l’ombre du zébu revient aux ancêtres » (Vandenhende, Madagascar, La civilisation du Zébu, 2014, p. 1). Traitée ici avec le plus pur raffinement - à la manière d’une silhouette - la figure de zébu s’inscrit à la base de la pointe, qui se conclut par une seconde entité animale. L’élégance formelle de cette création sert magistralement l’iconographie tutélaire, selon le plus grand art malgache.

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris