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Guéridon patère à la Minerve en bronze et cuivre doré et argenté par Christofle, Paris, vers 1870 d'après le trésor d'Hildesheim
Estimation
18 00025 000
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Guéridon patère à la Minerve en bronze et cuivre doré et argenté par Christofle, Paris, vers 1870 d'après le trésor d'Hildesheim
Estimation
18 00025 000
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Guéridon patère à la Minerve en bronze et cuivre doré et argenté par Christofle, Paris, vers 1870 d'après le trésor d'Hildesheim
sur trois pieds griffes, la colonne centrale cannelée appliquée de masques et de palmes, la coupe à deux anses bordée d'une frise de palmettes et fleurs, le centre repoussé de la déesse Minerve sur un rocher, numéroté 716259 et 830135
larg. 54 cm, haut. 89,5 cm
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Provenance

Sotheby's Paris, 17 octobre 2007, n° 28.

Exposition

Probablement Expositions Universelles de Londres en 1871 et Vienne en 1873.
Exposition Universelle de Paris en 1878 où Christofle déploie l'intégralité du service inspiré d'Hildesheim.

Bibliographie

REFERENCES BILBIOGRAPHIQUES
Pour le pied, voir H. Bouilhet, L'Orfèvrerie française aux XVIIIe et XIXe siècles, vol. 3, p. 77 (sur un guéridon pour service à thé).
La patère à la Minerve est illustrée dans la notice sur le trésor d'Hildesheim par M.A. Dancel publiée en 1870.

Description

Ce guéridon est issu de la découverte par des soldats creusant une tranchée le 17 octobre 1868 à Hildesheim en Allemagne d'un exceptionnel trésor d'orfèvrerie romaine datant du 1er siècle après Jésus-Christ. Le 17 septembre 1869, le roi de Prusse remet l'ensemble du trésor au département des Antiques de Berlin. Ce trésor fait aujourd'hui partie des collections du musée Pergame de Berlin. Parmi les 70 pièces figure une patère à la Minerve, pièce emblématique de ce trésor. Dès 1869, Christofle a l'idée de reproduire toutes ces pièces par galvanoplastie et de demander à Charles Rossigneux (1816-1909) d'extrapoler ces pièces pour les adapter aux usages de l'époque, comme, par exemple d'utiliser le manche d'une cuillère (cochlea) pour créer fourchettes et couteaux dans le même esprit. En 1871, Paul Christofle et H. Bouilhet offrent un cratère et un vase au musée de Cluny qui les met ensuite en dépôt au musée d'Orsay. Rossigneux crée ce trépied pour transformer la patère, agrandie, en guéridon. Dans le catalogue de 1870, la patère elle-même est proposée en deux tailles, 40 x 45 cm et 20 x 25 cm. Le musée Christofle à Paris possède un guéridon identique ; il semblerait, d'après les archives de Christofle, que seuls ces deux exemplaires aient été créés.

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