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PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE FRANÇAISE

Francis Picabia
SANS TITRE
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Francis Picabia
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Details & Cataloguing

Œuvres sur Papier

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Paris

Francis Picabia
1879 - 1953
SANS TITRE
signé Francis Picabia (en bas au centre)
aquarelle, encre et crayon sur papier
65 x 50 cm; 25 5/8 x 19 3/4 in.
Exécuté vers 1927-28.
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Cette œuvre sera incluse dans le catalogue raisonné actuellement en préparation par le Comité Picabia.

Provenance

S. Collinet, Paris
Vente: Hôtel des ventes mobilières, Enghien les Bains, 11 décembre 1977, lot 135
Acquis lors de cette vente par le propriétaire actuel

Bibliographie

William A. Camfield, Francis Picabia, his art, life and times, Princeton, 1979, no. 298, reproduit np. (sous le titre La Harpe de Georges et daté vers 1926-28)
Maria Lluïsa Borràs, Picabia, Paris, 1985, no. 470, fig. 588, reproduit p. 314
Michel Sanouillet, Picabia, Paris, 1964, reproduit p. 49

Description

Exécutée vers 1927-28, cette aquarelle figure parmi les toutes premières "Transparences" de Francis Picabia. Celles-ci consistent dans des superpositions de motifs entremêlés et traduisent le goût de l’artiste pour le fantastique et les énigmes, pour les choses entrevues et les différents niveaux de lecture. Marcel Duchamp disait des transparences qu’elles tendaient à "exprimer la sensation de la troisième dimension sans l’aide de la perspective". Les premières œuvres de ce cycle iconique furent peintes en 1927 et exposées dès septembre 1928 à la Galerie Théophile Briant à Paris. Elles y rencontrèrent un immense succès, dont le poète Jean Van Heeckeren se fit l’écho : "Au cours de ces deux dernières années, Picabia a fait en peinture une découverte extraordinaire qui consiste à superposer plusieurs figures par transparence. Personne ne l’avait fait avant lui. Cette découverte est aussi importante et féconde que l’a été celle de la non-représentation il y a une vingtaine d’années". Les motifs des œuvres puisent quant à eux leur sujet dans la tradition, celle de l’Antiquité gréco-romaine et de la Renaissance notamment, multipliant les emprunts à Piero della Francesca ou Sandro Botticelli, comme c’est le cas pour ce visage gracieux de page florentin.

Œuvres sur Papier

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Paris