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Félicie de Fauveau (1801-1886) et Hippolyte de Fauveau (actif au XIXe siècle)
FONTAINE DITE AU TRITON, VERS 1855
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Félicie de Fauveau (1801-1886) et Hippolyte de Fauveau (actif au XIXe siècle)
FONTAINE DITE AU TRITON, VERS 1855
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Details & Cataloguing

Tableaux, Sculptures et Dessins Anciens et du XIXe siècle

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Paris

Félicie de Fauveau (1801-1886) et Hippolyte de Fauveau (actif au XIXe siècle)
FONTAINE DITE AU TRITON, VERS 1855
signé HF de FAUVEAU.
marbre blanc de Saravezza
57 x 32,5 x 17,5 cm; 22 2/5 by 12 4/5 by 7 in.
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Provenance

Collection Froment-Meurice, Paris, vers 1855 ; André Giroud antiquaire, Paris ; collection privée française.

Exposition

Exposition Universelle, Paris, 1855, n° 5121 ; Félicie de Fauveau. L’Amazone de la sculpture, Historial de Vendée, Les Lucs-sur-Boulogne et musée d’Orsay, Paris, 2013, n° 55.

Bibliographie

A. Aldini, La Revue franco-italienne, 1855, n° 40, p. 313 ;A. Dufour, V. Berri (dir.), Félicie de Fauveau. L’Amazone de la sculpture, cat. exp. musée d’Orsay, Paris, 2013, pp. 336-337, n° 55, ill. n° 126.

Description

« L'expression du triton est parfaite, et celle de la sirène ne lui cède pas. Sur terre comme sur les ondes, au temps des dieux d'Homère comme de nos jours, les sirènes sont toujours les mêmes. Celle de la fontaine de Mlle Fauveau est une charmante fille du marbre [...] — Quel sera l'heureux mortel qui pourra l’acheter, s'il n'a pas encore d'acquéreur, ce petit chef-d'œuvre et en décorer la salle à manger d'un ancien château pour le faire servir, comme autrefois, aux ablutions avant et après les festins. » (A. Aldini, op. cit., p. 313).
Après la longue absence sur la scène artistique française de la sculpteure légitimiste exilée à Florence depuis une vingtaine d’années, tel est l’accueil enthousiaste reçu par la fontaine que Félicie envoie à Paris pour l’Exposition universelle de 1855. Les projets ornementaux et architecturaux forment un pan essentiel de son œuvre. Elle réalise notamment des décors pour le château d’Ussé, propriété de sa chère et fidèle amie la comtesse de Rochejaquelein, et pour Dunecht House, propriété écossaise de lord Lindsay - historien émérite et soutien fervent de Félicie. Elle réalise également des ensembles décoratifs à Florence dont ceux malheureusement disparus de la propriété d’Anatole Demidof à San Donato. De nombreux dessins témoignent du travail sans relâche de la sculpteure dans les arts décoratifs. D’autres fontaines sont connues de Félicie dont l’Ondine ou Nymphe de fontaine (non localisée), connue par une photographie datant de 1869 (A. Dufour, V. Berri, op. cit., n° 70, ill. 119), et la Fontaine de jardin à la nymphe et au dauphin datant de 1848 (Saint-Pétersbourg, Peterhof State Museum). La conception visionnaire de Félicie - œuvrant pour une création globale, une communion des arts édifiant un ensemble cohérent sans hiérarchie de forme - annonce les évolutions futures de l’Art Nouveau.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIES
A. J. du Pays, L'Illustration, t. XVII, 1856, p. 123 ; J. Barbotte, "Félicie de Fauveau, héroïne vendéenne et sculpteur romantique, 1801-1886", mémoire de l'Ecole du Louvre, Paris, 1971, pp. 46-47.
S. Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XIXe siècle, t. II, 1916, (rééd. 1970), p. 348.

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