117
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Pierre-Paul Prud'hon
ACADÉMIE DE FEMME DEBOUT
Estimation
100 000150 000
Lot. Vendu 262,500 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Pierre-Paul Prud'hon
ACADÉMIE DE FEMME DEBOUT
Estimation
100 000150 000
Lot. Vendu 262,500 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Tableaux, Sculptures et Dessins Anciens et du XIXe siècle

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Paris

Pierre-Paul Prud'hon
CLUNY 1758 - 1823 PARIS
ACADÉMIE DE FEMME DEBOUT
Crayon noir, avec rehauts de blanc sur papier bleu
57,5 x 31, 4 cm ; 22 2/3 by 12 1/3 in.
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Provenance

Vente François Flameng, 26 mai 1919, n° 147 (4,100 fr) ;
Ancienne collection Maurice de Wendel (1879-1961), dans son hôtel particulier 28 avenue de New-York, Paris ;
Dans la famille par descendance jusqu'au propriétaire actuel.

Exposition

Le Dessin français de Watteau à Prud'hon, Galerie Cailleux, Paris, avril 1951, n°113

Bibliographie

Jean Guiffrey, L’œuvre de Pierre-Paul Prudhon, Paris, 1924, n°1136, non repr.
John Elderfield et Robert Gordon, The language of the body, drawings by Pierre-Paul Prud'hon, New-York, 1996, pp 118-119 reproduit en pleine page couleur pl.13

Description

Parmi les peintres majeurs de la génération néoclassique, rares sont ceux qui sont parvenus à se dégager de l’ombre de Jacques-Louis David. Prud’hon cependant est celui qui, jusqu’à la révolution romantique, parviendra le mieux à échapper à cette influence, développant un art délicat et raffiné dont la présente feuille est tout-à-fait représentative.

De grandes dimensions, d’une qualité admirable et dans un bel état de conservation, le dessin s’impose d’emblée comme une feuille importante parmi les académies de l’artiste encore en mains privées.

Le modèle y pose dans une attitude naturelle, légèrement assise sur un soubassement, son visage de profil délicatement tourné vers le bas et le bras gauche en suspens, non terminé par le dessinateur.

Comme pour les autres académies de l’artiste, ce dessin pose la question du rapport de Prud’hon à ce type d’œuvre, qu’il a pratiqué tout au long de sa carrière, alors que, par définition, le dessin d’académie est un exercice d’apprentissage. Il est la base de l’éducation classique de l’artiste et la plupart des peintres et des sculpteurs l’abandonnent avec l’âge.

Ce n’est pas le cas de Prud’hon, bien au contraire. Les académies, qu’elles soient d’hommes ou de femmes, constituent une production à part de son activité de dessinateur, à laquelle il s’adonnera tout au long de sa carrière, et qu’il aura portée à sa plus haute expression. Elles sont souvent des œuvres en soi et non des exercices de formation ou des œuvres préparatoires. Ainsi en est-il de la présente feuille.

On peut sans doute la dater des débuts de la décennie 1810, à une époque où l’artiste, qui bénéficiait d’un atelier à la Sorbonne, a pu profiter des séances de pose des modèles qu’organisait son élève Trézel dans le même lieu.

Quant à l’identité de la jeune femme représentée ici, elle n’est pas inconnue : il s’agit sans doute de Marguerite, l’un des modèles favoris de Prud’hon à cette époque, et dont on retrouve les traits délicats et la chevelure dans quelques autres des académies contemporaines de l’artiste.

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Paris