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Segalen, Victor

Stèles.
Pei-king, des presses du Pei-t’ang, 1912.

AN IMPORTANT POETIC WORK OF THE 20TH CENTURY DEDICATED TO GEORGES-DANIEL DE MONFREID, ONE OF GAUGUIN’S CLOSEST FRIENDS.
Estimation
35 00040 000
Lot. Vendu 48,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Segalen, Victor

Stèles.
Pei-king, des presses du Pei-t’ang, 1912.

AN IMPORTANT POETIC WORK OF THE 20TH CENTURY DEDICATED TO GEORGES-DANIEL DE MONFREID, ONE OF GAUGUIN’S CLOSEST FRIENDS.
Estimation
35 00040 000
Lot. Vendu 48,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

100 Books, Manuscripts, Documents and Objects from the Pierre Leroy Collection

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Paris

Segalen, Victor

Stèles.
Pei-king, des presses du Pei-t’ang, 1912.

AN IMPORTANT POETIC WORK OF THE 20TH CENTURY DEDICATED TO GEORGES-DANIEL DE MONFREID, ONE OF GAUGUIN’S CLOSEST FRIENDS.

Volume grand in-8 dépliant à la chinoise, 286 x 140 mm, feuilles de différentes tailles imprimées en rouge et noir sur une seule face, jointes et pliées en portefeuille régulier formant 106 pp. (soit 4 de couverture et 102 intérieures), pièce de titre imprimée sur papier de riz et collée sur le premier volet, le tout placé entre deux ais en bois de noyer, titre chinois gravé et peint en rouge sur le premier plat, attaches de velours mordoré.

Véritable édition originale, très rare, du chef-d’œuvre poétique de Segalen. Elle est entièrement hors commerce.

Un des 81 exemplaires numérotés sur papier impérial de Corée, les 21 premiers, comme celui-ci, portant le n°5, ayant été tirés sur un papier plus épais.

Le tirage comprenait également 5 autres exemplaires sur grand papier non numérotés (2 Chine, 2 Japon, 1 de passe), et environ 200 exemplaires sur vélin blanc européen.

Précieux exemplaire portant cet envoi autographe signé à la date de parution du livre :
"À Georges-Daniel de Monfreid
Maître-peintre de nos palais
imaginaires – en très fidèle
affection.
Victor Segalen
Tchang-te-fou – Oct. 12"


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Provenance

Georges-Daniel de Monfreid (envoi).

Description

L’envoi est prolongé par huit idéogrammes chinois calligraphiés au pinceau, par lesquels l'auteur dit offrir ce modeste écrit à un maître de peinture. Segalen se trouvait alors à Kenan, près de Changde (« Tchalng-te-fou ») : là était située la résidence d'été du président de la toute récente République chinoise, Yuan Shikai, dont il soignait le fils.
C'est leur intérêt commun pour Gauguin qui fit se rencontrer le peintre et l'écrivain. Georges-Daniel de Monfreid (1856-1929), peintre et voyageur, un temps proche des impressionnistes puis des Nabis, fréquenta Verlaine et Maillol, mais fut surtout le grand ami et protecteur de Gauguin. Quand Segalen suivit les traces de Gauguin en Océanie, il informa Monfreid dès novembre 1903 (par une lettre de Tahiti) du devenir des biens du peintre disparu. Après avoir publié l'article « Gauguin dans son dernier décor » (juin 1904), Segalen rencontra Monfreid en mars 1905, et il s'ensuivit une longue et profonde amitié entre les deux hommes. Alors que Claudel fut le dédicataire de Stèles, Segalen dédia à Monfreid son second ouvrage inspiré de la Chine, Peintures (1916), il lui offrit des bois gravés par Gauguin qu'il avait rapportés de Tahiti et publia un choix de Lettres de Paul Gauguin à Georges-Daniel de Monfreid précédé d'un « hommage » personnel à Gauguin (1918). Monfreid peignit un portrait de Segalen (1909) et illustra deux des ouvrages de l'écrivain : une réédition des Immémoriaux (1921) et l'édition originale de René Leys (1922).

Un joyau bibliophilique.

« Dans une lettre à Henry Manceron datée du 29 mars 1912, Victor Segalen présentait son projet d'édition de Stèles comme un premier essai de juxtaposition des bibliophilies chinoise et occidentale. À celle-là, il empruntait la ferme, le pliage en portefeuille entre deux planchettes de bois usité pour les albums d'estampes, et la matière, le papier de tribut des feudataires coréens à la cour impériale, offrant les qualités du chine et du japon. À l'instar du caractère chinois, symbole du signifié, la mise en page devait figurer le monument lapidaire par le format inspiré des proportions de la stèle de Si-ngan-fou (Xi'an), l'encadrement noir et les épigraphes. Les épreuves, corrigées entre mai et juin 1912, témoignent du soin accordé par Segalen au visuel, pointant « le vide désagréable », pesant majuscules et minuscules, s'essayant à l'art calligraphique et s'appliquant dans l’apposition des sceaux qui ouvrent et clôturent le volume.
Sortie le 13 août des presses de la mission lazariste établie dans la ville tartare, l'édition comprenait quatre-vingt-un exemplaires - tirage symbolique correspondant au nombre des dalles de la terrasse du temple du Ciel – « non commis à la vente » et destinés aux parents et amis, ainsi qu'à des personnalités dont Claudel, le dédicataire, Debussy, Gide et Loti » (Victor Segalen voyageur et visionnaire, sous la direction de Mauricette Berne, BNF, 1999, p.97).
Voir aussi le fragment de lettre à A. Gilbert de Voisins appartenant au n° 99 du présent catalogue.

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