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PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

René Magritte
LA LOCOMOTIVE
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PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

René Magritte
LA LOCOMOTIVE
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Details & Cataloguing

Modernités

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Paris

René Magritte
1898 - 1967
LA LOCOMOTIVE
signé René Magritte et daté 1922 (en bas à gauche); titré "LOCOMOTIVE", signé René MAGRITTE et daté 1922 (au dos)
huile sur carton
36 x 44,8 cm; 14 1/8 x 17 5/8 in.
Peint en 1922.
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Provenance

Collection particulière, Europe (don de l'artiste)
Collection particulière, Europe (par descendance auprès du précédent et vendu: Christie's, Amsterdam, 12 octobre 1999, lot 148)
KBL epb, Luxembourg (acquis auprès du précédent)
Collection particulière, Bruxelles

Exposition

Anvers, Cercle Royal Artistique, Exposition organisée par la revue Ça Ira, 1923, no. 61

Bibliographie

Lettre de Magritte à Maurice Van Essche, 30 janvier 1923
David Sylvester & Sarah Whitfield, René Magritte, Catalogue raisonné I : Oil Paintings, 1916-1930, Anvers, 1992, no. 34, reproduit p. 142

Description

Les années 1920 sont une période de créativité intense pour le jeune Magritte, qui élabore alors son style en puisant dans de multiples influences.

D’après Edouard Léon Théodore Mesens, "Magritte […] avait peint sous des influences bien diverses : celles de Matisse, des futuristes, d’Albert Gleizes plutôt que de Picasso. Il ne connaissait la plupart de ces peintres que par des reproductions." (Mesens, in ‘René Magritte', Peintres belges contemporains, Bruxelles, 1947, p. 157). La rencontre avec Mesens en ces années 1920 est fondatrice. Ensemble, les deux artistes consultent des catalogues d’expositions de divers mouvements, en premier lieu duquel le mouvement Futuriste. Si cette inspiration futuriste est particulièrement notable dans Locomotive par son traitement quasi-cinématique, Magritte se nourrit aussi dans cette œuvre des innovations des artistes cubistes, notamment perceptibles dans le recours à un quadrillage rythmé et à des couleurs traitées en aplat. C’est en travaillant dans un atelier en 1919, chez Pierre-Louis Flouquet, avec qui il collaborera à la revue Au volant, qu’il découvre le cubisme et le futurisme. Il est également intéressant de noter que la locomotive, symbole de la révolution industrielle et du monde moderne, est un thème clé qui fascine les peintres à partir du second Empire. Par l’épurement du sujet, Magritte pousse les principes cubistes à leur paroxysme en ne conservant que les lignes élémentaires et structurelles, ce qui le conduit à l’abstraction. Tendant à faire se mêler fond et forme, ce traitement du sujet ouvre vers une dimension onirique annonciatrice d’œuvres plus tardives de Magritte.

Cette toile, exposée en 1923 à l’exposition internationale d’Anvers organisée par la revue ça ira, révèle la persistante recherche d’un style constructiviste précédant l’invention de son propre univers alors qu’il découvre la même année, Le chant d’amour, œuvre du peintre Giorgio de Chirico, qui le bouleverse par sa poésie des objets familiers dans un lieu immobile et silencieux. Quand bien même les œuvres de cette période se situent à la lisière de l’abstraction, Magritte a toujours voulu travailler sur le réel, choisissant pour cette œuvre le titre devenu classique de Locomotive, après la période impressionniste.

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