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Nicolas de Staël
BOL GRIS
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Details & Cataloguing

Modernités

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Paris

Nicolas de Staël
1914 - 1955
BOL GRIS
signé Staël (en bas à droite)
huile sur toile
22 x 33 cm ; 8 11/16 x 13 in.
Peint en 1954.
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Provenance

Paul Rosenberg & Co., New York
Galerie Claude Bernard, Paris
Galerie Jan Krugier, Genève
Galerie Ariel, Paris
Acquis auprès du précédent par le propriétaire actuel

Exposition

Londres, Gimpel Fils Ltd, Nicolas de Staël, 18 juin - 13 juillet 1963, no. 25, reproduit dans le catalogue
New York, Paul Rosenberg & Co., Nicolas de Staël, 1963; no. 24, p. 5

Bibliographie

Jacques Dubourg et Françoise de Staël, Nicolas de Staël, Catalogue Raisonné des Peintures, Paris 1968, no. 832 , reproduit p. 335
Françoise de Staël, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, Paris, 1997, reproduit p. 571

Description

Réalisé en 1954, année décisive pour Nicolas de Staël qui rencontre alors un immense succès outre-atlantique grâce à Paul Rosenberg qui lui consacre une grande exposition dans sa galerie de l’ Upper East side, Bol Gris est sans aucun doute l’une des oeuvres les plus abouties de l’artiste aujourd’hui unanimement reconnu comme l’un des plus grands peintres du XXe siècle.

Épuisé mais satisfait de la qualité du travail livré pour le compte du mythique marchand new-yorkais -« je vous donne là, avec ce que vous avez, de quoi faire la plus belle exposition que j’aie jamais faite » peut-on lire dans l’une des lettres que l’artiste adresse alors à son galeriste- Staël s’engage dans une voie nouvelle, appréhendant la nature morte d’une façon tout à fait unique et déterminante pour son oeuvre. Avec sa palette subtilement nuancée, ses délicats impastos et ses clairs-obscurs d’un raffinement extrême, Bol Gris témoigne ainsi des changements essentiels qui s’opèrent dans la pratique du peintre au tournant des années cinquante tout en s’inscrivant dans un corpus de rares toiles synthétisant l’ensemble des apports qu’il a successivement introduits dans ses compositions depuis son arrivée à Paris une quinzaine d’années auparavant.

A y regarder de plus près, l’ingénieux travail mené par Staël dans la partie haute de la toile pour y apporter une touche de luminosité qui déteint sur l’ensemble démontre aussi l’impressionnante maîtrise à laquelle il est parvenu. L’éminent critique d’art Roger Van Gindertaël ne s’y trompe d’ailleurs pas lorsqu’il écrit dans la fameuse revue Cimaise que c’est avec la série à laquelle Bol Gris se rattache que : « Staël s’affirme capable de réussir la gageure d’une nouvelle figuration, je veux dire d’une figuration à nouveau dépassée. » Et c’est bien ce tour de force consistant à abolir les frontières érigées jusqu’ alors entre figuration et abstraction cristallisées dans Bol Gris qui fera définitivement entrer Staël au panthéon de l’histoire de l’art.

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