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PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

Germaine Richier
L’HOMME-FORÊT, GRAND
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PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

Germaine Richier
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Details & Cataloguing

Modernités

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Paris

Germaine Richier
1902 - 1959
L’HOMME-FORÊT, GRAND
signé G. Richier, numéroté 5/8 et porte la marque du fondeur Fonderie Valsuani
bronze
94 x 45 x 45 cm; 37 x 17 3/4 x 17 3/4 in.
Conçue en 1945-1946, cette oeuvre, dans son tirage original, comprend 12 épreuves (1/8 à 8/8 et HC1, HC2, HC3, EA) et a été fondue après 1959.
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Provenance

Collection particulière, France
Acquis auprès de ce dernier par le propriétaire actuel

Exposition

Londres, Anglo French Art Center, Sculptures of Germaine Richier, Engravings Studio of Roger Lacourière, 8 - 30 septembre 1947, (plâtre)
Berne, Kunsthalle, Sculpteurs contemporains de l'école de Paris, 14 février - 29 mars 1948 (plâtre)
Amsterdam, Stedelijk Museum, 13 sculptors in Paris, 26 novembre 1948 - 1 février 1949 (plâtre)
Bâle, Kunsthalle, Arp, Germaine Richier, Laurens, 1948 (plâtre)
Antibes, Musée Picasso, Germaine Richier, 17 juillet - 30 septembre 1959, autre exemplaire
Le Havre, Maison de la Culture, Sculpture contemporaine, 6 mai - 17 juin 1962, autre exemplaire
Zürich, Kunsthaus, Germaine Richier, 12 juin - 21 juillet 1963, autre exemplaire
Arles, Musée Réattu, Germaine Richier, 7 juillet - 30 septembre 1964, autre exemplaire
Annecy, Château des Ducs de Nemours, Germaine Richier, 1967, autre exemplaire
Paris, Musée Rodin, Formes Humaines, 2 mai - 3 juin 1968, autre exemplaire
Paris, Grand Palais, Jean Paulhan à travers ses peintres, 1 février - 15 avril 1974, autre exemplaire
Humlebaek, Lousiana Museum of Modern Art, Germaine Richier, 13 août - 25 septembre 1988, autre exemplaire
Londres, Tate Gallery, Paris Post War: Art and Existentialism, 1945-1955, 9 juin - 5 septembre 1993, autre exemplaire
Paris, Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Passions privées, 20 décembre 1995 - 24 mars 1996, autre exemplaire
Saint Paul de Vence, Fondation Maeght, Germaine Richier, 5 avril - 25 juin 1996, autre exemplaire
Lausanne, Musée des Beaux Arts, De Vallotton à Dubuffet, 20 décembre 1996 - 23 février 1997, autre exemplaire
Berlin, Akademie der Künste, Germaine Richier, 7 septembre - 2 novembre 1997, autre exemplaire
New-York, Jan Krugier Gallery, TRACE: Primitive and Modern Expressions, 9 novembre 2001- 19 janvier 2002, autre exemplaire
Valencia, Ivam, El Fuego bajo las cenizas (de Picasso a Basquiat), 5 mai - 28 août 2005, autre exemplaire
Paris, Fondation Dina Vierny - Musée Maillol, Le Feu sous les Cendres, de Picasso à Basquiat, 8 octobre 2005 - 13 février 2006, autre exemplaire
Venise, Peggy Guggenheim Collection, Germaine Richier, 2 octobre 2006 - 5 février 2007, autre exemplaire
Berne, Kunstmuseum, Mannheim Kunsthalle, Germaine Richier, 25 novembre 2013 - 24 août 2014, autre exemplaire

Bibliographie

René de Solier, Germaine Richier, Contempt of Court, « Sculptures of Germaine Richier, Engravings studio of Roger Lacourière », 1947, autre version reproduite
Georges Limbour, La peinture Forêts en bronze, Actions, 1947, Paris, autre exemplaire reproduite
Pierre Francastel, La nouvelle sculpture Richier Germaine, Les sculpteurs célèbres, Editions d'Art Lucien Mazenod, Paris, 1954, autre exemplaire reproduite
André Pieyre de Mandiargues, Catalogue de l'exposition, Germaine Richier, The Hanover Gallery, 1955, London, autre exemplaire reproduite
Bernard Milleret, Envoûtement de Germaine Richier, Les nouvelles Littéraires, Paris, 1956, autre exemplaire reproduite
Suzanne Tenand, Plaisir de voir, De Germaine Richier à Léonard de Vinci, Tribune des Nations, Paris, 1956 autre exemplaire reproduite
André Pieyre de Mandiargues, Germaine Richier, dans Germaine Richier, Editions « Synthèses » Woluwe-Saint- Lambert, Bruxelles, 1959, autre exemplaire reproduite
Michel Seuphor, XV, La sculpture figurative, in La Sculpture de ce siècle, dictionnaire de la sculpture moderne, Editions Griffon, Neuchâtel, 1959, autre exemplaire reproduite
Jean Cassou, Richier, Editions du Temps, Collection «Sculpteurs modernes», Paris, 1961, autre exemplaire reproduite
Catherine Millet, Germaine Richier, la gran epoca de la escultura, Guadalimar, Madrid, 1978, autre exemplaire reproduite
Brassaï, Germaine Richier, Les Artistes de ma vie, Editions Denoël, Paris, 1982, autre exemplaire reproduite
Gilles Neret, Qu'est-ce que la sculpture moderne ?, dans 30 ans d'art moderne, peintres et sculpteurs, Editions Nathan, Paris, 1988, autre exemplaire reproduite
Lain Gale, Inside the bronze menagerie, Germaine Richier's sculptures were half-human, Lain Gale visits the studio of an outsider in post-war Paris, The Independent, London, 1993, autre exemplaire reproduite
Frances Morris, Germaine Richier (1902-1959), dans Paris Post War: Art and Existentialism, 1945-1955, Tate Gallery, 1993, autre exemplaire reproduite
Sarah Wilson, Germaine Richier (1902-1959), dans Paris Post War: Art and Existentialism, 1945-1955, Tate Gallery, 1993, autre exemplaire reproduite
Maurice Frechuret, L'enfouissement, dans L'envolée, l'enfouissement, Skira and Réunion des Musées Nationaux, autre exemplaire reproduite

Description

Durant son séjour forcé en Suisse, Germaine Richier se promena dans le Valais. Les bois et la feuille de la main de l’Homme-Forêt furent ramassés à cette occasion. Le résultat fut si fructueux que Richier se constitua peu à peu une grammaire des lieux qu’elle avait aimé, demandant par exemple à son frère de lui envoyer une branche d’olivier de sa région natale. Mais Richier n’a rien à faire d’un « ready made » : ses ajouts sont retravaillés avec de la terre, découverts, remodelés jusqu’à s’intégrer parfaitement à l’ensemble. Parfaitement ? C’était l’avis de René de Solier : « La main palmée de L’Homme-Forêt, cette main amphibie, est comme une greffe de l’envers ; une preuve de l’évolution inattendue de toute forme, dès que la sculpture prend possession de l’espace. » Pour sa part, André Pieyre de Mandiargues trouvait littéralement du faune dans sa flore : « A-t-on suffisamment remarqué le caractère sylvestre de son œuvre ? L’Homme-Forêt, vous le rappelez-vous, prolongé d’un bras ligneux, complice des oiseaux, hésitant entre l’humain et le végétal ? Dressé au milieu d’un carrefour de haute futaie, sous des taches de lumière filtrée par le soleil, petits disques solaires, nul monument ne se trouverait qui joignît le passé au présent mieux que ce tout neuf simulacre de Priape.»

Jean-Louis Prat

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