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Commode en acajou, placage d'acajou et bronze doré au mercure d'époque Louis XVI, vers 1785, d'après un modèle de Jean-Henri Riesener
Estimation
50 00080 000
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Commode en acajou, placage d'acajou et bronze doré au mercure d'époque Louis XVI, vers 1785, d'après un modèle de Jean-Henri Riesener
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50 00080 000
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Commode en acajou, placage d'acajou et bronze doré au mercure d'époque Louis XVI, vers 1785, d'après un modèle de Jean-Henri Riesener
la façade à léger ressaut ouvrant à cinq tiroirs sur trois rangs ; très riche ornementation de bronze doré au mercure : encadrements, entrées de serrure à têtes d’aigle, arabesques, chutes à motifs de pampres ; plateau de marbre blanc veiné gris ; portant une estampille probablement rapportée de Jean-Henri Riesener
Haut. 87 cm, larg. 120 cm, prof. 56 cm ; height 34 1/14 in., width 47 1/4 in., depth 22 in.
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Provenance

- Peut-être acquise par Joseph-Philippe David vers 1785 pour son château de Budé à Yerres (Essonne)
- Probablement ancienne collection de Henri-François Proton au château de Budé, puis par descendance ancienne collection de la famille Hamelin au château de Budé
- Collection particulière française entre 2004 et 2015
- Vente le 7 juin 2015 à Montbazon, château d'Artigny, étude Rouillac, lot 118
- Collection particulière française

Description

Le modèle de cette commode a été élaboré par Riesener aux environs de 1785. Plusieurs exemplaires en acajou sont aujourd’hui répertoriés, présentant des caractéristiques similaires : un léger ressaut central souligné d’un encadrement en bronze doré à décrochements, surmontant un tablier terminé par une pomme de pin, les angles arrondis reposant sur des pieds fuselés cannelés. Les réalisations les plus élaborées de ce modèle étaient facturées 600 livres par Riesener (cf. A. Pradère, Les Ebénistes français de Louis XIV à la Révolution, Paris, 1989, p. 378-379). La commode adjugée chez Sotheby’s, Monaco, le 21 février 1988, lot 827, en est un bon exemple. Le musée Carnavalet conserve aussi une commode de cette série, sous-traitée par Riesener à Weisweiler et portant leurs deux estampilles (inv. MB 462).

Au sein de cette série, notre exemplaire se distingue par l’originalité et la finesse de ses ornements de bronze dorés au mercure. Les chutes à motifs de pampres se retrouvent sur une commode de Riesener, de dimensions plus petites, vendue à Paris, étude Cornette de Saint-Cyr, le 17 juin 2009, lot 175. Bien plus rares, les entrées de serrure à arabesques figurent sur certaines commandes royales passées à l’ébéniste, comme les commodes du Salon des Nobles de la reine au château de Versailles (OA 5229) ou le secrétaire à cylindre de la reine aux Tuileries (Louvre, OA 5229).

Le château de Budé

Le château de Budé à Yerres fut acheté en 1746 par Jacques-Philippe David, fontainier natif de Brunoy. Son fils, Joseph-Philippe David, entreprit dans les années 1780 la construction d’une nouvelle aile perpendiculaire au châtelet d’entrée : c’est sans doute dans le contexte de remise en état générale du château qu’il fit l’acquisition de cette commode. Il vendit sa propriété en 1817 à Henri-François Proton (qui lui succéda également au poste de maire de Yerres) ; la fille et héritière de ce dernier, Rosalie, épousa Alexandre-Louis-François Hamelin et le château de Budé resta dans la famille Hamelin jusqu’en 2000.

Excellence

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