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Terrine couverte, son présentoir et sa doublure en argent, par Antoine Boullier, Paris, 1781-1782
Estimation
40 00060 000
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Terrine couverte, son présentoir et sa doublure en argent, par Antoine Boullier, Paris, 1781-1782
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Terrine couverte, son présentoir et sa doublure en argent, par Antoine Boullier, Paris, 1781-1782
de forme ovale, le présentoir reposant sur quatre pieds boutons, la terrine reposant sur quatre pieds griffes en forme de serre de rapace, les anses en cornes d’abondance sommant une tête d’aigle, le couvercle à prise représentant le combat d’un chien et d’un loup, gravée sous le présentoir A BOULLIE FECIT A PARIS (avec une faute d’orthographe au nom de l’orfèvre), le couvercle gravé à l’intérieur A BOULLIER FECIT A PARIS, le couvercle et la doublure estampés au XXe siècle 930 et repoinçonnée au cygne, deux vis manquantes
Long. du présentoir 48 cm ; length 19 in. ; 7900 g. ; 278,6 oz
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Description

Antoine Boullier, né à Chateauroux le 30 janvier 1749, a connu un parcours très original. Fils de l'orfèvre Joseph Boullier dont on ne connait pour ainsi dire aucune pièce et chez qui il est apprenti en 1764. Il obtient une maîtrise d'orfèvre à Paris par privilège de l'Ecole royale gratuite de dessin, le 16 décembre 1775, cautionné par Edme-François Balzac. Il fait insculper son poinçon le 20 décembre 1775, AB, une tour, accompagné, comme pour tout orfèvre parisien, d'une fleur de lys couronnée et de deux grains de remède. Son atelier est situé sur le pont au Change. En 1778, il exécute pour le comte Potocki une superbe toilette composée de 23 pièces en argent dans le goût antique.

L'impératrice Catherine II a effectué des commandes auprès de Boullier (voir une paire de terrines à tête de lion passées en vente chez Christie's à Genève au début des années 1990, datées de 1781 ; pour ces terrines, seule une partie était de Boullier, les autres parties avaient été copiées à la demande de la souveraine par Berthold Schlepper, un orfèvre pétersbourgeois et furent mélangées lors d'un remontage après nettoyage). Une terrine de Boullier, datée de 1782-1784, est illustrée dans l'ouvrage du baron Foelkersam, Inventaire de l'argenterie conservée dans les garde-meubles des palais impériaux, Saint-Pétersbourg, 1907, planche 42, la prise en forme d'oiseau ouvrant les ailes. Une autre paire d'importantes terrines furent livrées au duc de Charost en 1776-1778, la prise en gerbe de blé, et furent ensuite gravées aux armes Mortemart. L'une d'elles figura dans Exposition d'Orfèvrerie française civile du XVIe au début du XIXe siècle, musée des Arts décoratifs, Palais du Louvre, Paris, 1926, n°179.

Cette terrine forme paire avec une autre terrine à prise représentant un combat entre un sanglier et un chien, ayant figuré dans la collection Alfred Sommier, château de Vaux le Vicomte, vente comte P. de Vogüé, Christie's Genève, 6 novembre 1959, n°90.

La terrine Sommier est illustrée dans la réédition en 1974 de l'ouvrage de Louis Carré, Les Poinçons de l'Orfèvrerie française, 1929, planche XXI, n°2.

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