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Cabinet en laque du Japon, période Edo, et montures de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1770
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 8,750 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Cabinet en laque du Japon, période Edo, et montures de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1770
Estimation
10 00015 000
Lot. Vendu 8,750 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Cabinet en laque du Japon, période Edo, et montures de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1770
de forme rectangulaire, à deux vantaux à décor hiramaki-e et takamaki-e d'un paysage lacustre surmonté de montagnes et de paysages sur les autres faces, l'intérieur muni de six tiroirs dont un à serrure et ornés de cartouches sur fond nashiji, la serrure en bronze doré et ciselé à motifs de cerisier et d'oiseau
Haut. 36 cm, long. 28,5 cm, prof. 25 cm ; height 14 1/4 in., length 11 in., width 9 3/4 in.
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Description

Les laques étaient très recherchés des collectionneurs de la seconde moitié du XVIIIe et apparaissent régulièrement dans les catalogues de ventes des plus fameuses collections de cette époque, que ce soit celles de Jean de Jullienne en 1767, de Gaignat, secrétaire de Roi, en 1769, du fermier général Randon de Boisset en 1777 (le catalogue de sa vente en 1777 décrit un cabinet très proche du nôtre, lot 757), de la duchesse de Mazarin en 1781, et surtout celle, la même année, du duc de Lorraine, assurément la plus importante, qui comprenait pas moins de trois cent quatre-vingt-treize lots, objets de toutes les convoitises pour les plus grands marchands merciers de la capitale.

A ce titre, le rôle joué par ces derniers dans cette production de grand luxe fut primordial. Rares sont les laques montés qui nous sont parvenus, contrairement aux porcelaines, ce qui s’explique en partie par leur procédé de fabrication, plus lent et plus complexe, et par leur grande fragilité. En conséquence, leur prix était à l’époque bien plus élevé que celui des porcelaines. A Paris, la mode de ces précieux objets montés se développa dès le second quart du XVIIIe siècle et seuls les laques japonais eurent la préférence des riches collectionneurs. Magnifiés par leurs montures, ils devinrent rapidement des objets très prisés et furent considérés comme de véritables œuvres d’art par les amateurs, séduits par la beauté et la perfection technique de ces laques conjugués à l’éclat du bronze doré.

La collection de laques japonais de la reine Marie-Antoinette fut l’une des plus belles de l’Ancien Régime. Héritée en grande partie de sa mère l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, elle avait également pour la souveraine une importante valeur sentimentale et était disposée dans son appartement intérieur à Versailles, notamment son grand cabinet doré, où elle faisait partie intégrante du décor quotidien de la reine.

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Paris