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Console en acajou moucheté, placage d'acajou et bronze doré d'époque Empire, par Bernard Molitor, vers 1815
Estimation
30 00050 000
Lot. Vendu 35,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Console en acajou moucheté, placage d'acajou et bronze doré d'époque Empire, par Bernard Molitor, vers 1815
Estimation
30 00050 000
Lot. Vendu 35,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Console en acajou moucheté, placage d'acajou et bronze doré d'époque Empire, par Bernard Molitor, vers 1815
la ceinture à décor d'étoiles et de têtes de Mercure, les pieds en colonnes ceintes de guirlandes de lierre, reposant sur une plinthe ; dessus de marbre gris veiné
Haut. 89 cm, larg. 92 cm, prof. 39 cm ; height 35 in.; width 36 1/4 in.; depth 15 1/3 in.
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Provenance

- Vente à Versailles, le 28 avril 1968, lot 210
- Galerie Steinitz, Paris

Exposition

Bernard Molitor, Villa Vauban, Luxembourg, 7 octobre-10 décembre 1995, n°53

Bibliographie

U. Leben, Molitor, Saint-Rémy-en-l'Eau, 1992, p. 195, n°95

Description

Cette console a été exposée sous le n°53 lors de la rétrospective consacrée à l’œuvre de Molitor qui s’est tenue au Luxembourg en 1995 (cf. E. Cirier, « Bernard Molitor dans ses meubles à la Villa Vauban », Ons Stad n°50, 1995).

Né en 1755 dans une famille de meuniers à Betzdorf au Luxembourg, Molitor arriva à Paris entre 1776 et 1778 pour rejoindre son frère Michel, déjà installé comme ébéniste. Dès avant sa maîtrise, il bénéficiait d’un atelier libre à l’Arsenal. En 1787, il fut reçu maître dans la corporation des menuisiers-ébénistes et, en 1788, juste après son mariage, il emménagea dans un nouvel atelier rue de Bourbon (actuelle rue de Lille), en face de l’hôtel de Salm (cf. U. Leben, op. cit., pp. 36-37). Il fut l’un des rares ébénistes dont le commerce survécut à la Révolution. Molitor continua de développer avec succès son entreprise sous l’Empire et la Restauration, et s’éteignit entouré des siens en 1833 dans sa demeure de Fontainebleau.

Notre console, bien que réalisée au tournant de l’Empire et la Restauration, évoque par certains détails les premières œuvres de l’ébéniste. Ainsi, les montants en colonnes détachées ornées de feuilles de lierre se retrouvent sur une commode et un secrétaire exécutés par Molitor vers 1790, probablement pour le duc de Choiseul-Praslin ; ces meubles figurèrent ensuite dans la collection du marquis de Villefranche au château de Villarceaux, puis dans celle de Robert de Balkany à Paris (vente Sotheby’s, Paris, le 20 septembre 2016, lots 48 et 49).

Excellence

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Paris