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Centre de table en argent, vermeil, bronze doré, pierres dures et corail par Jacques Froment-Meurice, fin du XIXe - début XXe siècle
Estimation
8 00012 000
Lot. Vendu 15,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Centre de table en argent, vermeil, bronze doré, pierres dures et corail par Jacques Froment-Meurice, fin du XIXe - début XXe siècle
Estimation
8 00012 000
Lot. Vendu 15,000 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Excellence

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Paris

Centre de table en argent, vermeil, bronze doré, pierres dures et corail par Jacques Froment-Meurice, fin du XIXe - début XXe siècle
de forme rectangulaire, reposant sur quatre pieds, à galerie ajourée, le corps en forme de coffret incrusté de malachite, marbre et améthyste, le sommet figurant une chasse au cerf dont les bois sont en corail, signé Froment-Meurice
Haut. 48 cm long. 70 cm ; height 18 3/4 in., length 27 1/2 in.
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Provenance

Collection Froment-Meurice

Exposition

Trésors d'argent, Les Froment-Meurice, orfèvres romantiques parisiens, Musée de la vie Romantique, Paris, 4 février-15 juin 2003

Bibliographie

Collectif, Trésors d'argent, Les Froment-Meurice, orfèvres romantiques parisiens, cat. exp. Musée de la vie Romantique, ed. Paris Musées, cat. 116, p.217

Description

Si un nom doit être retenu pour illustrer l’orfèvrerie du XIXe siècle, Froment-Meurice est celui-là.

C’est sous la monarchie de Juillet que les ateliers Froment-Meurice ont connu un développement sans égale. Les Froment-Meurice, bijoutiers, joailliers, orfèvres depuis la fin du XVIIIe siècle incarnent à merveille le renouveau des arts décoratifs au XIXe siècle avec le développement des salons, des expositions universelles et les divers prix, médailles reçus tout au long de leur prolifique carrière qui se terminera tragiquement un soir d’avril 1913 lorsque l’immeuble où habitait Emile Froment-Meurice (1937-1913) et toute sa famille s’écroule.

Conservés ou rachetés par la famille les objets présents (los 146 à 149) dans cette vacation affirment le talent de cette dynastie d’orfèvres. Entré de plein pied dans le nouveau siècle grâce à François-Désiré « l’orfèvre par excellence de l’Ecole romantique », la firme se développe grâce à Emile. Le talent d’Emile Froment-Meurice éclate réellement lors de l’Exposition Universelle de Paris de 1867, sont exposés bijoux archéologiques et de style néo-Renaissance, pièces d’orfèvrerie plus luxueuses les unes que les autres, le berceau du prince impérial présenté dans le pavillon des Manufactures impériales et non dans la section orfèvrerie qui confirme le talent et la renommée de la firme. Tous les critiques s’accordent alors pour louer le talent de l’orfèvre et affirmer qu’il a enfin pu sortir de l’ombre d’un père trop illustre.

Deux ans après, en 1869, Emile est d’ailleurs fait chevalier de la légion d’honneur pour sa participation à l’Exposition universelle. La maison Froment-Meurice continue de recevoir de nombreuses distinctions tout au long de la carrière d’Emile qui réussira à faire évoluer sa firme en adaptant sa production au goût de sa clientèle. Ses fils François et Jacques, bien que travaillant avec lui ne souhaitent pas reprendre l’entreprise familiale qui est cédée en 1907 à Georges Auger. Celui-ci devient le successeur de la maison Froment-Meurice et en acquiert le droit de reproduction des modèles, matrices et dessins.

Jacques Froment-Meurice (1864-1948) fera une carrière de sculpteur et de graveur de médailles, nous lui devons la réalisation du surtout (lot 146) réalisé dans la tradition familiale et qui illustre son talent de sculpteur animalier.

Excellence

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Paris